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La stratégie du chaos

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 25 juillet 2025 · 4 min de lecture

La stratégie du chaos
Le premier ministre israélien Bejmamin Netanyahu, allié des Etats-Unis. - © Shutterstock

L’horreur du massacre des Gazaouis soulève de plus en plus d’émotion dans le monde, sinon des réactions et des sanctions gouvernementales à la mesure de ce fait historique. Cela ne doit pas nous empêcher de nous interroger froidement sur ce que veulent Israël et son allié américain au Moyen-Orient. Une stratégie qui ne date pas d’aujourd’hui.

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L’ampleur des tueries de civils est sans précédent en ce siècle. Deux millions de personnes bloquées, affamées, harcelées, sur un territoire d’environ 30 km sur 12. Attirées vers des points israéliens de distribution alimentaire et visées ainsi par des tirs: mille morts de la sorte depuis le début de la manœuvre, d’une perversité jamais vue. Des dizaines d’enfants qui meurent de faim chaque jour, à quelques pas des tonnes d’aides bloquées à la frontière… Indicible.

Dans le même temps, la colonisation de la Cisjordanie s’intensifie. Des paysans chassés de leurs terres, tous les habitants soumis aux tracasseries quotidiennes, avec arrestations et heurts souvent meurtriers. Par ailleurs les Israéliens guerroient en Syrie qu’ils contrôlent en partie et continuent de bombarder sporadiquement le Liban en dépit des accords. Sans parler du conflit majeur provisoirement gelé avec l’Iran.

Devant ce tableau, hors de l’UE quasi muette, 28 pays européens, dont la Suisse, plus le Japon et l’Australie, sont sortis du silence et ont demandé simplement d’ «arrêter la guerre à Gaza». Un peu court. Il est temps de se demander à quoi rime, sur la durée, le bellicisme israélien.

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