La connerie sempiternelle est insoluble par la Science…


«Quand on est con», chantait Brassens, «petit con de la dernière averse ou vieux con des neiges d’antan», on a beau se tortiller vu que «le temps ne fait rien à l’affaire». Et c’est ce qu’on se dit aussi en lisant l’anthologique «Psychologie de la connerie» réunissant son «panel» de scientifiques, ou les «Trumperies» – citations les plus corsées d’un Donald Trump passant souvent pour l‘universel connard des temps qui courent. Mais encore?
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Dites-voir, vous, vous arrive-t-il souvent (ou parfois, ou rarement, ou jamais) de traiter untel ou unetelle, avec ou sans guillemets, et à l’oral ou par écrit, de «con» ou de «connasse», ou de pointer plus généralement les «connards» de votre voisinage proche ou lointain; et qu’en est-il (ou fut-il, question nullement futile) de vos dignes mère et père, aïeux ou bisaïeux?
Cette première question d’ordre familial, ou «proche», se pose ici comme préambule à une étude relevant de l’usage de la langue, s’agissant de termes jadis ou naguère plus ou moins «châtiés» mais désormais banalisés après l’effondrement de «barrières» et de «niveaux de langage» qu’il serait à vrai dire plutôt «c…» – je le note comme je le pense en rétablissant les guillemets par malice – de considérer comme des acquis du progrès et de la civilité nouvelle.
Lorsque Georges Brassens y va de sa ballade brocardant les cons de tout âge et de tout acabit, il le fait naturellement, en aristocrate du sentiment et de le parlure, dans son répertoire de poète aux racines populaires remontant par Molière jusqu’à l’abbé Rabelais et au fripon Villon, mais le mot sonne autrement que lorsque Louis Aragon célèbre «le con d’Irène» ou quand un Nicolas Sarkozy taxe de «pauv’con» l’un de ses concitoyens.




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