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Les répétitions de l’Histoire

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 4 novembre 2019 · 3 min de lecture

Les répétitions de l’Histoire
Discours de Mustafa Kemal Atatürk à Bursa (Turquie), 1924. - © Gouvernement de la République de Turquie

Pris en tenaille entre les velléités et nostalgies des Européens et des Russes, il est à craindre que le peuple kurde n'obtienne rien. Au regard de l’Histoire, Michel Moret se penche sur la relation entre l’Occident et le Levant.


Michel Moret est le fondateur et le directeur des Editions de l’Aire à Vevey.


Si l’Union européenne supporte mal les interventions et pressions de Trump et de Poutine, on peut dire la même chose des Orientaux qui doivent supporter les ingérences des Occidentaux, plus particulièrement de la France depuis le onzième siècle. Chaque grand pays a sa vision de l’Orient. Les Etats-Unis sont d’abord soucieux de la survie d’Israël et intéressés par les puits pétroliers de la région. A quelques nuances près, le Royaume-Uni partage les mêmes préoccupations. Mais la France a eu d’autres phantasmes.

Après la perte du Protectorat de la Syrie et sa débâcle aux Dardanelles, la France nourrit un sentiment vengeur envers la Turquie. Si elle a un comportement louable envers les Arméniens pourchassés et massacrés, sa politique orientale dans son ensemble reste ambigüe. En effet, en 2007, Sarkozy dormait presque sous la tente de Kadhafi installée dans les jardins de l’Hôtel de Marigny proche de l’Elysée et quelque temps après, il bombardait la Libye sous les applaudissements de certains intellectuels parisiens. L’année suivante, le même Sarko invite en grandes pompes Bachar el-Assad et on connaît la suite. Nous avons la sensation que l’histoire se répète.

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