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L’intelligence artificielle abordée avec philosophie

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 29 août 2025 · 1 min de lecture

L’intelligence artificielle abordée avec philosophie

«L’IA et moi», Philosophie Magazine no 192, septembre 2025, 100 pages.

«Que représente pour vous l’intelligence artificielle? Comment réapprendre à travailler avec ce nouvel outil?», s’interrogent nos confrères de Philosophie Magazine. L’IA n’est en effet pas qu’un enjeu technologique, aussi un enjeu philosophique. Martin Legros convoque Freud, Hegel et Socrate pour aider «à concevoir de nouvelles manières d’interagir avec elle». La philosophe allemande Eva Weber-Guskar, elle, parle de systèmes d’«intelligence artificielle émotionalisée» et pense que «nous avons la possibilité d’enrichir notre répertoire émotionnel grâce à la technologie». Andrea Colamedici et Maura Gancitano, les éditeurs originaux d’Hypnocratie, un ouvrage écrit en collaboration avec des intelligences artificielles, expliquent comment «nos requêtes à ces machines s’apparentent à un dialogue avec de nouveaux dieux»: «Fournissez à votre IA tous les dialogues de Platon. Ou bien l’Ethique de Spinoza. Ou les trois critiques de Kant. Vous allez pouvoir faire une expérience extrêmement intéressante sur le plan intellectuel et vous mettre à dialoguer en direct avec Platon, Spinoza ou Kant.» Dans son édito, Alexandre Lacroix pose une question intéressante à ChatGPT: «Penses-tu qu’il puisse y avoir une forme de relation sexuelle entre un être humain et une IA?» Ce à quoi l’IA lui donne une réponse tout aussi intéressante: «Une relation sexuelle entre un humain et une intelligence artificielle comme moi n’est pas possible, car je n’ai ni corps, ni conscience, ni capacité à ressentir ou à consentir. Toute interaction de ce type relèverait de la simulation, du fantasme ou de la technologie (comme les sexbots ou la réalité virtuelle). Cela peut répondre à certains besoins émotionnels mais ne remplace pas la réciprocité et la complexité des relations humaines réelles.»  

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