L’improbable mariage de la carpe et du lapin

Les vicissitudes et les observations d’un politicien de milice lors d’une séance d’un parlement d’une ville de taille honnête, Bienne.
Sommaire
Une fois par mois, quand je me rends un peu avant 18 heures dans la salle qui abrite les délibérations du parlement de ma ville, je me pose invariablement cette éprouvante question: ne serais-je pas plus utile à la société si je me contentais de cueillir des champignons et d’en revendre les plus comestibles au restaurant du coin pour qu’ils en fassent une sirupeuse omelette ou des croutes croquantes?

55 000 habitants, 60 élus
Chaque troisième jeudi de l’année, sauf au mois de juillet dédié aux vacances scolaires, nous sommes 60 à nous retrouver dans ce médiéval hémicycle de la vieille ville de Bienne, 55 000 habitants. Un quartier délicieux, dédié à la mobilité douce, mais si mal «vendu». Séparée du reste de la ville, par une route au trafic motorisé dense, cette vieille ville où on notamment vécu d’illustres personnalités comme Jean-Jacques Rousseau ou Johann Heinrich Pestalozzi, souffre d’un déplorable déficit d’image. Pourtant, il fait bon s’attarder la journée sur ses terrasses silencieuses ou écouter le soir des concerts de jazz ou de rock qui s’y tiennent régulièrement à ciel ouvert.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.