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L’avenir de la Catalogne se joue aussi en Suisse

Marta Beltran

Par Marta Beltran · Publié le 29 juin 2017 · 5 min de lecture

L’avenir de la Catalogne se joue aussi en Suisse
© DR

A trois mois du référendum sur l’indépendance, la région autonomiste intensifie sa présence internationale et s’apprête à ouvrir quatre nouvelles délégations en Europe. Celle de Genève aura un rôle clé pour faire entendre la voix du gouvernement catalan.

Sommaire

Défendre les intérêts de la Catalogne auprès des institutions internationales et de la Berne fédérale. C’est le rôle officiel de la représentation catalane qui vient d’ouvrir ses portes à Genève. Pourtant, sa mission ne s’arrête pas là puisque Manuel Manonelles, le nouveau représentant, tout juste arrivé dans la Cité de Calvin, compte bien faire également entendre à la communauté internationale et au gouvernement helvétique le point de vue de Barcelone sur le conflit qui l’oppose à Madrid.

«Il est de notre rôle d’informer sur la réalité du processus politique mené par le gouvernement catalan car de son côté le gouvernement espagnol ne se gêne pas pour communiquer sa version des faits. Il est sain d’avoir les deux sons de cloches», indique-t-il avant de préciser qu’il ne s’agit pas là de son rôle principal. «Nous avons pour mission de représenter notre gouvernement et de promouvoir nos institutions, notre culture, notre société et nos intérêts. Toute région de notre force économique et de notre taille est présente dans les lieux où se prennent les décisions, la Catalogne ne fait pas du tout figure d’exception en la matière.»

Manuel Manonelles. © DR

Une communauté active

Jusqu’ici c’est le représentant de la Catalogne à Paris, Martí Anglada, qui s’occupait des relations avec la Suisse. La création officielle de cette nouvelle représentation genevoise, qui devrait compter rapidement trois employés, permettra à la région séparatiste de mieux faire entendre sa voix. Le nouveau délégué compte également sur la communauté catalane installée en suisse (qu’il estime à 14 330 personnes) pour l’aider dans sa mission. Nul doute qu’il trouvera un soutien important auprès de la centaine de membres de la section suisse de l’Assemblée nationale catalane (groupement indépendantiste) qui organisent régulièrement des conférences à travers la Suisse, mais également auprès d’autres groupes ne prônant pas forcément la séparation avec l’Espagne tels que les cassals catalans, le nouveau réseau de professionnels catalans de suisse ProCat ou encore le groupe parlementaire d’amitié suisso-catalan qui a vu le jour en 2015 à Berne (lire ci-dessous).

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