Jacinda Ardern, du confinement durant le Covid au « leadership empathique »
L’ancienne Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern rejoint l’Université de Sydney pour enseigner le « leadership empathique ». Une nomination qui contraste avec les politiques sanitaires coercitives appliquées durant son mandat lors la pandémie de Covid-19, tant en Nouvelle-Zélande qu’en Australie, où les manifestations contre les restrictions ont parfois donné lieu à de violents affrontements avec la police.
L’annonce a été faite mardi 27 octobre par l’établissement australien. L’ancienne dirigeante travailliste, âgée de 46 ans, interviendra auprès des étudiants de l’École de santé publique lors de conférences, d’ateliers et de séances de mentorat. Ses travaux porteront notamment sur la cohésion sociale, la confiance civique, l’inclusion et le bien-être.

Arrivée au pouvoir en 2017, Jacinda Ardern avait acquis une importante notoriété internationale pour sa gestion de la pandémie, officiellement saluée au niveau internation (The Lowy Institute, think tank australien, considère sa gestion de la pandémie, début 2021, comme la meilleure sur un total de 98 pays).
Mais sa politique de confinements stricts, de fermetures des frontières et d’obligations vaccinales avait aussi suscité une forte contestation en Nouvelle-Zélande. En Australie, pays qui l’accueille aujourd’hui, les restrictions sanitaires avaient également provoqué des manifestations, parfois dispersées par la force.
Après avoir quitté le pouvoir en 2023, Ardern avait rejoint Harvard. L’Université de Sydney salue aujourd’hui son « courage » et son « humanité ». Une reconnaissance qui laisse ouverte la question du rapport entre leadership empathique, libertés individuelles et recours à la contrainte durant une crise sanitaire.




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