GPA: les petits mensonges de Marc-Olivier Fogiel


L’animateur français publie un livre où il raconte son recours à une mère porteuse pour fonder une famille. A coup d’omissions ou de semi-vérités, il alimente l’idée qu’une GPA éthique est possible et qu’elle est made in USA. Il est sûrement un bon père, mais pas un journaliste crédible.
«Loin des fantasmes, voici les faits». Marc-Olivier Fogiel est surtout connu comme animateur à la télé française, mais c’est en tant que journaliste qu’il dit avoir écrit le livre grâce auquel, depuis quelques semaines, il cartonne en Une des magazines et sur les plateaux télé.
Qu’est-ce qu’elle a ma famille?1 est d’abord un témoignage où il raconte comment, avec son mari François Roelants, il a recouru, aux Etats-Unis, à une mère porteuse pour engendrer leurs deux filles, Mila et Lily. Mais, insiste-t-il, sa démarche est avant tout journalistique: la gestation pour autrui (GPA) suscite des questions qui doivent trouver une réponse «basée sur les faits». Marc-Olivier Fogiel se pose en acteur lucide, il veut «dépassionner le débat.»
Il n’y est pas exactement parvenu, fin octobre sur le plateau de «On n’est pas couché», où l’échange a vite pris la tournure d’un exaspérant pugilat. Argument massue asséné par Muriel Robin, porte-voix de la majorité pro-GPA de la soirée: Marc-Olivier Fogiel a vécu la chose, il est allé sur le terrain, il peut parler. Les autres, par exemple, la juriste française Muriel Fabre-Magnan auteure d’un livre très documenté sur la GPA2, n’ont pas droit au chapitre. D’ailleurs, ni Marc-Olivier Fogiel ni Murielle Robin n’ont lu ce livre, par trop «théorique».




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