«Foce epi courage nous ka mandé bon Dieu»

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 24 septembre 2017 · 1 min de lecture

«Foce epi courage nous ka mandé bon Dieu»
La Dominique aujourd'hui. La Dominique hier (médaillon). - © DR / Stephan Engler

EN LIBRE ACCÈS<br>«Force et courage, nous n’avons qu’à nous adresser au Bon Dieu». Mot trouvé sur Facebook en créole (mâtiné de français et d’anglais). La petite île de La Dominique, entre la Guadeloupe et la Martinique, a été ravagée plus qu’aucune autre. Depuis le passage du cyclone, la République indépendante reste coupée du monde. Pas d’électricité, pas d’eau potable. Toutes les routes coupées, tous les toits arrachés. Et pas moyen de demander des secours à quelque métropole. L’ancienne puissance coloniale britannique a tourné le dos à ce confetti de l’ex-empire depuis 1978. Ce petit trésor de la nature, riche d’une forêt tropicale encore intacte, d’une faune et d’une flore diversifiées, ne compte que 75 000 habitants et davantage encore d’émigrés en Amérique et en Europe. Trois mille Indiens aussi, descendants des occupants d’avant Colomb qui a découvert l’île en 1493, un dimanche, d’où le nom qui lui a été donné. Puisse-t-on avoir au moins un regard sur ce pays ravagé, tel qu’il était hier, tel qu’il est aujourd’hui.

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