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Et pan sur la canicule!

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 3 juillet 2026 · 13 min de lecture

Et pan sur la canicule!
© Depositphotos

Les climato-sceptiques brassent de l’air, ça fait du vent mais ne soulage pas de la chaleur. A ce propos, les riches ont-ils moins chaud que les pauvres? Les coureurs cyclistes, eux, ont d’autres problèmes liquides que la transpiration: en Italie, il leur est interdit de faire pipi dans un bidon. A chacun ses soucis.

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«En raison du changement climatique, les périodes de canicule de plusieurs jours sont devenues plus fréquentes et plus intenses. Cette évolution se poursuivra à l’avenir», prévient la Confédération suisse, qui ajoute que «l’Office fédéral de la protection de la population considère les canicules comme l’une des plus grandes menaces de dangers naturels pour la Suisse.» Nous voilà prévenus. Ça fait, paradoxalement, froid dans le dos. Heureusement, les climato-sceptiques brassent un peu d’air, sur le mode «il y a toujours eu des étés chauds, ma brave dame». Ils sont mignons. La palme revient à l’éditorialiste économique de BFM TV Emmanuel Lechypre, qui, lors d’un débat télévisé avec le climatologue Christophe Cassou, a reproché aux scientifiques de ne pas avoir été suffisamment convaincants quant aux alertes sur le réchauffement climatique: «C’était ailleurs que chez nous… Et là, ce qui choque, c’est de voir que l’Europe est le continent qui est le plus frappé, alors qu’on pensait qu’on… Et c’est notre quotidien qui est le plus impacté», a-t-il benoîtement déclaré. N’est-ce pas touchant? Après des années de déni, ça pique un peu quand le réel s’impose.

Les riches transpirent… l’argent

De toute manière, ce sont surtout les pauvres qui ont chaud, contrairement à ce que prétend Yann Barthès, l’insupportable bobo parisien en chef, qui a caqueté, depuis le studio climatisé de l’émission de télévision française Quotidien (TMC): «tout le monde a chaud, on est tous logés à la même enseigne», avant de se moquer, avec un mépris de classe affirmé, des gens qui habitent sous les toits. Non seulement les riches disposent de plus de confort, tant en été qu’en hiver – sinon, à quoi ça sert d’être riche? –, mais en plus, ils «s’enrichissent pendant que la classe moyenne trinque», explique le quotidien vaudois 24 heures après avoir consulté le rapport annuel de l’UBS sur le patrimoine des ménages dans le monde: «La croissance a été particulièrement forte dans les segments de richesse supérieurs à 5 millions de dollars.» Et ne croyez pas que je fais là du mauvais esprit anti-riche. Avec les années, j’ai fini par constater que si les riches sont riches, c’est en partie parce que les pauvres acceptent d’être pauvres. Jusqu’au jour où…

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