Réservé aux abonnés

Libertinage: du bout des doigts, en toute liberté

Clarissa Rivière

Par Clarissa Rivière · Publié le 8 octobre 2017 · 11 min de lecture

Aujourd’hui? Le mot libertinage ne renvoie plus guère qu’au sexe, à la proposition réductrice et lourde d’ «échangisme». Les vrais libertins modernes, aussi fascinés soient-ils par la sexualité, disent pratiquer aussi une approche différente de l’autre: dans la légèreté, dans la liberté certes, mais aussi dans le respect, dans la bienséance, dans le plaisir de la rencontre improvisée. L’écrivaine et bloggeuse Clarissa Rivière raconte pour nous son Paris libertin.

Sommaire

La grande tradition française du libertinage vit-elle encore? Il connut ses belles heures dans la littérature du XVIIe et du XVIIIe siècle. Dans bien des salons, le frisson de la liberté philosophique, si âpre à conquérir, se mêlait à celui des jeux galants.

On peut citer le philosophe et savant Pierre Gassendi, le médecin Gabriel Naudé (1600-1653), l’écrivain François La Mothe Le Vayer (1585-1672), le médecin du roi Guy de la Brosse (1586-1641) et plus tard l’écrivain Savinien de Cyrano de Bergerac. Pourquoi pas Voltaire avec ses Contes érotiques, Diderot avec ses Bijoux indiscrets? Et surtout le mythique roman épistolaire de Choderlos de Laclos (1782), Les liaisons dangereuses.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

«L’actualité, c’est comme la vitrine d’une grande quincaillerie…»

CultureArticle

«L’actualité, c’est comme la vitrine d’une grande quincaillerie…»

Pendant de nombreuses années, les lecteurs et les lectrices du «Matin Dimanche» ont eu droit, entre des éléments d’actualité et de nombreuses pages de publicité, à une chronique «décalée», celle de Christophe Gallaz. Comme un accident hebdomadaire dans une machinerie bien huilée. Aujourd’hui, les Editions Antipode publient «Au creux du monde», un recueil de chroniques parues dans le journal romand mais aussi dans d’autres publications. Rencontre.

Patrick Morier-Genoud

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

GéopolitiqueArticle

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

De tout temps, dans la galerie des puissants, il y eut les taiseux obstinés et les bavards virevoltants. Donald Trump fait mieux. Il se veut le sorcier qui touille dans la marmite brûlante de ses colères et de ses désirs. Il en jaillit toutes sortes de bizarreries. L’occasion de s’interroger: quand le verbe se nourrit de lui-même que devient l’action?

Jacques Pilet

Notre dernière édition avant la fusion

PhilosophieArticle

Notre dernière édition avant la fusion

Dès le vendredi 3 octobre, vous retrouverez les articles de «Bon pour la tête» sur un nouveau site que nous créons avec nos amis d’«Antithèse». Un nouveau site et de nouveaux contenus mais toujours la même foi dans le débat d’idées, l’indépendance d’esprit, la liberté de penser.

Bon pour la tête