De nouvelles révélations font vaciller un peu plus Anthony Fauci


Depuis un mois, les Etats-Unis vivent au rythme de la publication des archives d'Anthony Fauci. A la manœuvre: le sénateur républicain Rand Paul. Le 29 juillet, l'homme qui fut le visage de la riposte américaine au Covid a invoqué 111 fois le cinquième amendement pour ne pas répondre aux questions du Sénat. Trois vagues de publication ont suivi, dont la dernière très récente. La presse francophone s'est très peu intéressée à l'affaire jusqu'à présent.
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Le document est bref, sec, administratif. «EXSUM on VTC, 7 mai 2020». La CIA y résume une visioconférence menée par son directeur des opérations, Andy Makridis, avec Scott Gottlieb, ancien commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), invité en sa qualité de membre du conseil consultatif externe de l’agence. Trois lignes plus bas, dans la biographie que l’agence rédige elle-même, figure une mention: Gottlieb est administrateur de Pfizer.
Nous sommes donc en mai 2020. La course au vaccin Covid bat son plein. Un administrateur de Pfizer, le laboratoire qui remportera cette course, conseille l’agence de renseignement américaine sur les plateformes vaccinales, la séroprévalence (estimée dans la visioconférence à 20-25%, alors qu’en public il ne mentionnait que 5-8%) et les réponses étrangères à l’épidémie. Le compte rendu ne signale aucun conflit d’intérêts. Il rapporte que Gottlieb juge le Remdesivir de Gilead comme la piste médicamenteuse la plus prometteuse. Son message principal, souligné en gras par les rédacteurs de l’agence, est que la Chine sera vraisemblablement première à commercialiser un vaccin, avec des retombées géopolitiques favorables à Pékin.

Extrait du document publié le 29 août faisant état des liens de Gottlieb avec Pfizer.




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