D’eux, on ne saura rien de plus que leur mort


laissant la porte ouverte à mille hypothèses. - © DR
«L’Espresso» relate l’histoire des «cadavres non-indentifiés» que le Ministère de l’intérieur italien recense année après année. Ils sont retrouvés sans pièce d’identité et seuls quelques détails permettent d’imaginer ce que pourrait avoir été leur vie.
Sommaire
Voilà un sujet qui pourrait être sinistre. La mort fait peur et l’on veut absolument que nos vies soient connues, reconnues. Alors on fait des selfies, on se montre sur Facebook, on s’affiche. On veut dire haut et fort qu’on existe. Et puis un jour, ça s’arrête. Que restera-t-il alors de nous? C’est pourquoi cet article de L’Espresso est finalement plus troublant que macabre. Il nous amène en des contrées de nous-mêmes que nous n’avons pas l’habitude d’explorer, des contrées que la spectacularisation de nos existences nie.
La dernière liste
Une montre de la marque Casio, un anneau orné d’une pierre rouge, une cravate à rayures, trois paquets de cigarettes, 164’000 lires en poche, un briquet Bic, des seringues jetables. Cette liste est le dernier lien avec la vie d’un des 828 cadavres «non identifiés» qui, depuis 1974, sont recensés par le ministère de l’intérieur italien et que personne n’a jamais réclamés ni reconnus.
Date et lieu de la découverte, sexe, appartenance ethnique, couleur des yeux et des cheveux, renseignements généraux. Pour les plus «chanceux» s’ajoute une rubrique: «signes spéciaux».




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