Réservé aux abonnés

Crises de la dette, mémoires courtes

Yves Genier

Par Yves Genier · Publié le 8 août 2017 · 8 min de lecture

Crises de la dette, mémoires courtes
La maison des rêves tourne au cauchemar mondial. Les crises de la dette de ces dix dernières années ont début à à cause de la boulimie immobilière américaine. Le scénario risque de se répéter en Chine et ailleurs. - © ldd

Il y a juste dix ans s'enclanchait la crise des «subprime», qui allait emporter la planète finance et manquer de plonger le monde dans la catastrophe. Aujourd'hui, c'est la Chine qui semble à la veille d'un pareil effondrement.

Sommaire

C’est un anniversaire qu’on n’est apparemment guère enclin à célébrer. Voici juste dix ans, le 9 août 2007, la crise des «subprime» éclatait pour de bon. Initialement cantonnée à une affaire de dettes immobilières contractées par des clients insolvables aux Etats-Unis, elle s’est répandue comme une traînée de poudre à travers le monde entier, faisant exploser des systèmes financiers entiers, plongeant maintes banques dans la faillite, contraignant de nombreux gouvernements à intervenir vigoureusement pour tenter de colmater les brèches avant qu’ils ne plongent à leur tour dans les affres du surendettement.

Appelées à l’aide comme ultime recours, les banques centrales ont engagé une part essentielle de leur crédibilité, au risque de provoquer un effondrement de leurs monnaies. Ce qui a du reste manqué se produire en Europe, deuxième économie au monde, presque à parité avec celle des Etats-Unis d’où est partie la crise.

Vacances interrompues

Il y a juste dix ans, Jean-Claude Trichet, alors gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) interrompait d’urgence ses vacances en Bretagne pour ouvrir les vannes monétaires afin d’éviter que la suspension de remboursement de trois fonds immobiliers de la banque française BNP Paribas ne déclenche une panique générale.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

GéopolitiqueArticle

A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter

De tout temps, dans la galerie des puissants, il y eut les taiseux obstinés et les bavards virevoltants. Donald Trump fait mieux. Il se veut le sorcier qui touille dans la marmite brûlante de ses colères et de ses désirs. Il en jaillit toutes sortes de bizarreries. L’occasion de s’interroger: quand le verbe se nourrit de lui-même que devient l’action?

Jacques Pilet

Notre dernière édition avant la fusion

PhilosophieArticle

Notre dernière édition avant la fusion

Dès le vendredi 3 octobre, vous retrouverez les articles de «Bon pour la tête» sur un nouveau site que nous créons avec nos amis d’«Antithèse». Un nouveau site et de nouveaux contenus mais toujours la même foi dans le débat d’idées, l’indépendance d’esprit, la liberté de penser.

Bon pour la tête