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Ce que la Fête dit de nous

Jacques Pilet

Par Jacques Pilet · Publié le 5 août 2019 · 2 min de lecture

Ce que la Fête dit de nous
© Jean-Claude Péclet

L’effervescence ludique qui s’empare de la ville de Vevey nous fait du bien. Elle vient contrecarrer une série de lieux communs sur la société actuelle. Qui ont leur part de réalité, mais dont il faut aussi se méfier. Le spectacle? Il impressionne tout le monde, il enthousiasme beaucoup, il n’émeut pas tous. Normal, on est à la scène pas à l’église. Mais le plus fou, c’est ce qui se passe tout autour. De jour et de nuit, une foule joyeuse, costumée ou pas, se rassemble, papote, rit, boit et s’amuse. Inventaire des banalités ainsi écornées.

Sommaire

© Jean-Claude Péclet

– «Les gens sont de plus en plus individualistes, chacun ne se préoccupe que de soi». Vevey, c’est la démonstration du contraire. L’effort collectif est inouï. Les milliers de figurants, de choristes, de bénévoles ont passé un temps incroyable ensemble, avant et pendant. Avec un plaisir manifeste qui tranche avec les jouissances solitaires.

– «Le divertissement à distance envahit tout, on est englouti par nos écrans». Tous les festivals prouvent le contraire, mais la Fête veveysane va beaucoup plus loin. C’est le public lui-même qui crée le spectacle dans les rues. Et seuls les pisse-froids ne s’en régalent pas.

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