Bret Easton Ellis exorcise la menace des zombies sympas


Dans le récit critique (et autocritique) de «White», son dernier livre, où il revient sur trente ans d’expériences parfois cuisantes, malgré sa célébrité et son mode de vie effréné, Bret Easton Ellis s’en prend au nouveau conformisme moralisant du politiquement correct à l’américaine, aux effets pervers des réseaux sociaux et, côté zombies, à l’empire du vide symbolisé par la famille Kardashian ou le gigotant ado Cameron Dallas, notamment…
Sommaire
Si nous en croyons l’auteur culte par excellence qu’incarne – avec plus de lucidité lancinante et teigneuse que notre trop consensuel Joël Dicker – le redoutable Bret Easton Ellis, à l’ironie aussi mordante que celle de Michel Houellebecq, la gouvernance actuelle des Etats-Unis d’Amérique incomberait moins à son président tweeter Donald Trump qu’au clan female des Kardashian, Kim et les siennes.
Or, il faut prêter attention, je crois, aux propos jugés à tort provocateurs du plus fameux enfant terrible de la littérature nord-américaine de ces trente dernières années, dont la traduction française du recueil de nouvelles intitulé The Informers portait le titre, fondé en réalité réelle, de Zombies; et comment ne pas prendre au sérieux ce connaisseur avéré d’une société dont il est à la fois le produit typé et l’acide observateur, s’agissant de cette autre émanation médiatico-numérique que figure le clan Kardashian, concrétisation en 3D d’un feuilleton glamour mondialisé aux personnages de fées botoxées à griffes de sorcières semblant issues des séries hollywoodiennes des années précédentes, de Dallas à Dynasty?
Une vision d’écrivain plus qu’une «vanne» paradoxale…
Mais que veut dire Bret l’impudent en affirmant que le clan Kardashian dirige aujourd’hui son pays, plus que les pontes républicains ou démocrates, et plus que le Président lui-même?




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.