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8 peurs qui ne sont pas (forcément) justifiées

Diana-Alice Ramsauer

Par Diana-Alice Ramsauer · Publié le 4 février 2018 · 6 min de lecture

8 peurs qui ne sont pas (forcément) justifiées
© 2018 Bon pour la tête / Ondine Yaffi

Peur de rentrer seul-e le soir. Peur des musulman-nes. Peur de paraître «émotionnel-les». Parfois, la peur est nécessaire, d'autre fois, un peu moins. Voici 8 peurs qui nous sont familières et qui pourtant ne sont pas (forcément) justifiées.

Sommaire

1. Je suis une femme et je n’ose pas rentrer seule le soir.

La peur est un sentiment à ne pas sous-estimer, surtout dans ce genre de situations. Néanmoins, certaines femmes estiment risquer moins leur peau seules dans la rue que mal accompagnées (d’un homme). L’Office fédéral de la statistique (OFS) leur donne en partie raison. En effet, sur 234 tentatives d’homicide en 2016, seul un tiers touchait les femmes. Certes, on ne parle ici pas de harcèlement ni des autres violences verbales… Néanmoins, même si une personne sur sept a eu peur en 2015 de sortir la nuit tombée, la probabilité que quelqu’un attente à votre vie en Suisse (que ce soit d’ailleurs un homme ou une femme) reste plus qu’improbable.

 

Non, les statistiques suisses n’ont pas encore de troisième catégorie de sexe. Source: Office fédéral de la statistique – Statistique policière de la criminalité (SPC) et Prévention suisse de la Criminalité. © Bon pour la tête


2. Je me sens plus en sécurité lorsqu’on me ramène en voiture après une soirée, plutôt que de rentrer à pied par de petites rues.

Se faire ramener en voiture est effectivement une très bonne stratégie lorsque l’on a des talons hauts et que l’on passe par des chemins pavés. Pour de nombreux autres cas, la voiture peut être bien plus dangereuse que les routes non-goudronnées ou les vendeurs de drogues du coin de la rue. Il y a eu en effet 75 décès par accident de la route contre 45 par homicides (en 2016). Encore un conseil, préférez les routes piétonnes, les champs de blé ou les petites ruelles qui sentent l’urine: car même en tant que non-automobiliste vous êtes exposé aux accidents de voiture: en 2016, 50 piétons ont perdu la vie suite à un accident de la route.

Source: Statistique des accidents de la route 2012 – 2016. © Bon pour la tête


3. J’ai peur de montrer mes émotions.

Si rester calme et avoir une certaine distance par rapport à ses propres émotions rend souvent la vie plus facile, ne pas montrer ses bouleversements intimes peut vous rendre difficile d’approche et donc péjorer vos relations. Une étude de l’université de l’Oregon montre que les personnes n’exprimant que très peu d’émotions paraissent moins agréables que ceux qui font part de leur enthousiasme ou même de leurs sentiments négatifs face à une situation. Selon l’une des auteures de l’étude: «les personnes qui suppriment leurs réactions émotionnelles ont une vie sociale moins satisfaisante et présentent des troubles dans leur rapport aux autres. »

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