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Des hébergeurs AirBnb discriminants? Pas si vite…

Jonas Follonier

Par Jonas Follonier · Publié le 21 novembre 2020 · 3 min de lecture

Des hébergeurs AirBnb discriminants? Pas si vite…
1,4 millions de propriétaires racistes, homophobes ou xénophobes sur Airbnb? C'est un peu beaucoup... - Bureaux de l'entreprise à Toronto. © DR

Un certain nombre de personnes – 1,4 millions, nous dit un article récent de siecledigital.fr – louant leurs logements sur la plateforme Airbnb seraient discriminantes, refusant d’héberger des clients noirs, asiatiques ou encore transgenres. Mais, minute: sont-ils refusés pour ces motifs-là?

L’affaire remonte à la surface à chaque pleine lune, ou presque. La dernière actualité a le mérite d’être intéressante. Depuis 2016, la plateforme communautaire Airbnb demande à ses utilisateurs mettant à disposition leurs logements de respecter une politique de non-discrimination. Voilà que le service en ligne a annoncé que 1,4 millions ont refusé de signer cette charte depuis les quatre ans de son existence. Ils en ont donc été exclus.

«Parmi les cas les plus célèbres, citons celui d’un hôte pro-Trump (étonnant?) qui a refusé une demande de réservation parce que l’invité était asiatique. D’autres ont refusé d’héberger des transgenres. Des maghrébins ont été refusés par des hôtes français. Enfin, des hôtes chinois ont refusé les demandes des Ouïghours (une communauté traquée par le gouvernement chinois) et des Tibétains. On retrouve sur Airbnb le reflet de l’intégralité des conflits de notre monde…»

Si la dernière phrase de cet extrait de l’article de siecledigital.fr est déjà contestable si l’on pinaille un peu – comment trouver le reflet de l’intégralité des conflits de notre monde dans quoi que ce soit? –, le problème de fond relayé d’article en article depuis des années est, lui, relativement alarmant, il est vrai: «pour réserver sur Airbnb, mieux vaut s’appeler Isabelle que Djamila», comme le titrait Le Monde dans ce long papier s’appuyant sur une série de témoignages. Néanmoins, des questions restent à poser.

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