Clap de fin entre l’EPFL et les Archives d’Etat de Venise


Le projet Venice Time Machine promettait une plongée virtuelle inédite dans le passé de la Cité des Doges. Mais rien ne va plus entre ses deux partenaires principaux. Vendredi, les Archives d’Etat de Venise annonçaient «l’interruption définitive» des rapports avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
Ce n’est pas vraiment une surprise. On savait depuis l’automne que la merveilleuse mécanique du projet Venice Time Machine (VTM) était grippée: le 19 septembre dernier, les Archives d’Etat de Venise annonçaient la suspension de la collaboration avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Il s’avérait alors que le responsable du projet, le professeur Frédéric Kaplan, par ailleurs brillant communicateur, avait peut-être vendu trop vite un projet dont les bases de faisabilité n’étaient pas assurées. Cependant, ce coup de théâtre passé, les deux parties laissaient entendre que des discussions auraient lieu en vue de trouver une voie d’entente.
A l’évidence, le dialogue a avorté: par un communiqué de presse publié le 27 décembre, l’institution vénitienne annonce que «les rapports avec l’EPFL sont définitivement interrompus». En substance, elle reproche à son partenaire suisse «d’invoquer, d’un côté, la transparence des rapports, et de l’autre, de maintenir une totale opacité sur les contenus, les objectifs, les financements et les instruments de recherche».
Sollicitée par BPLT, l’EPFL, qui, depuis le début du différend, désigne la nouvelle direction des Archives comme responsable du blocage, «prend acte de [cette] décision unilatérale». Et affirme tout de go que le projet Venice Time Machine n’est pas compromis et continuera sans la vénérable institution.




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