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La liberté religieuse mise à mal en Algérie

Jean-Noel Cuénod

Par Jean-Noel Cuénod · Publié le 1 novembre 2019 · 7 min de lecture

La liberté religieuse mise à mal en Algérie
Manifestation en Algérie suite à la fermeture de 3 églises protestantes. - © Koaci/DR

Le christianisme subit une série d’actes répressifs de la part du gouvernement algérien qui fait fi de sa propre constitution. Le protestantisme est particulièrement visé. Le pouvoir, contesté par la rue depuis de longs mois, utilise-t-il les protestants comme boucs émissaires pour détourner l’attention du peuple très majoritairement musulman? Le point sur la liberté religieuse dans les pays du monde musulman.

Sommaire

S’ajoutant à une série de mesures antichrétiennes, les autorités algériennes ont récemment fermé 3 temples protestants, notamment le plus grand du pays, l’Eglise du Plein Evangile, à Tizi-Ouzou, en Kabylie. Elle compte plus de 1200 membres et rassemble à chaque culte plus de 800 personnes.

Dans un communiqué, la Fédération protestante de France exprime sa «vive préoccupation devant la situation qui est faite aux chrétiens en Algérie. De nombreux témoignages dont une lettre rendue publique du président de l’Eglise protestante d’Algérie rapportent que des églises sont fermées par les autorités et que des membres responsables et pasteurs sont inquiétés, voire arrêtés.» 

Liberté religieuse de façade

Le ministre de l’Intérieur Salaheddine Dahmoune a confirmé ces fermetures prétextant «que les lieux de culte chrétien qui ont été fermés ne sont pas tant des églises que des entrepôts pour l’élevage de la volaille et des étables» et en ajoutant que la cinquantaine d’églises protestantes en Algérie «ne sont pas au bénéfice d’une autorisation délivrée par la Commission nationales des cultes pour les non-musulmans et qu’elles sont donc illégales.»

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