Maillon faible de l’Europe: l’Allemagne!


Quiconque s’intéresse un tant soit peu à la santé économique des bouts du puzzle européen a au moins une certitude: l’Allemagne, c’est du lourd, c’est du solide. Comptes publics florissants, belle bagnoles qui se vendent dans le monde entier… On connaît la chanson. Et si ce n’était qu’illusion? Un économiste genevois jette un gros pavé dans la mare.

Samy Chaar. © Lombard Odier
Les économistes sont rarement anticonformistes. Et encore moins lorsqu’ils travaillent pour les banquiers. Et pourtant, c’est le chef économiste de la banque Lombard Odier, Samy Chaar, qui porte un jugement provocant sur l’état de l’Allemagne. Dans une interview accordée au site suisse alémanique Watson.
Il y va fort: «Je me fais plus de souci pour l’Allemagne que pour l’Italie.» Pourquoi? Parce que selon lui, ce pays doit sa richesse à la mondialisation, or celle-ci se restreint. Il doit en grande partie son succès à l’industrie automobile. Or celle-ci est fragile. Ses techniques changent, d’autres acteurs montent en force. Et surtout, le jour où Trump augmentera les taxes à l’importation, cela fera très mal.




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