Propose embryon fille de bonne qualité contre garçon

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 13 novembre 2018 · 2 min de lecture

Propose embryon fille de bonne qualité contre garçon
Échanger son embryon sur Facebook. - © DR

Quand l'échange d'embryons, qualifié d'«économiquement judicieux», passe par les petites annonces Facebook. Cet article est paru dans «Généthique», site d'actualité bioéthique francophone qui propose notamment des synthèses de presse internationale.


Un article à retrouver sur Genethique


«Nous avons un embryon de fille de bonne qualité, qui serait intéressé par un échange?» C’est par ces mots qu’une actrice américaine de 37 ans a posté sa petite annonce sur Facebook, dans un groupe dédié aux FIV, pour dénicher un petit frère à son fils, qui en aurait fait la demande la semaine précédente.

Après plusieurs transferts ratés d’embryons congelés et une fausse couche, son dernier cycle de FIV n’a produit qu’un seul embryon implantable, et c’est un embryon féminin… Elle explique que ce serait «économiquement judicieux» pour elle d’avoir un garçon plutôt qu’une fille, puisque d’une part elle a gardé toutes les affaires de son aîné, et d’autre part qu’elle n’a que deux chambres chez elle. «Mon mari a grandi avec des sœurs et veut aussi un garçon. C’est ainsi que nous voulons compléter notre famille.»

Le couple ne s’était pas tourné vers l’adoption en raison des dépenses importantes inhérentes à la démarche, mais il paye 1000 $ par an pour le stockage de l’embryon. Elle espère trouver preneur d’ici Noël.

«Bonjour, cela fait trois ans que nous essayons de donner un petit frère à notre fils, nous voulons compléter la famille par un garçon. Nous avons un embryon de fille de bonne qualité. Qui serait intéressé par un échange?», détaille l’annonce Facebook à la recherche de l’embryon de garçon rêvé. «Je le fais pour mon fils», a-t-elle ajouté.

La mère estime qu’elle saura tisser un lien avec l’enfant, même non biologique, grâce à la grossesse.

L’achat et la vente d’embryons sont illégaux aux Etats-Unis.


Source: Mirror, Sophie Evans (05/11/2018)

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

GéopolitiqueLu ailleursLibre

PFAS: un risque invisible que la Suisse préfère ignorer

Malgré la présence avérée de substances chimiques éternelles dans les sols, l’eau, la nourriture et le sang de la population, Berne renonce à une étude nationale et reporte l’adoption de mesures contraignantes. Un choix politique qui privilégie l’économie à court terme au détriment de la santé publique.

Pharma: quand les géants rachètent leurs rivaux pour mieux les enterrer

ÉconomieLu ailleursLibre

Pharma: quand les géants rachètent leurs rivaux pour mieux les enterrer

De Biontech à Sanofi, en passant par Pfizer et Novo Nordisk, les «rachats prédateurs» se multiplient dans l’industrie pharmaceutique. Derrière les discours sur les synergies et l’innovation, certaines acquisitions viseraient surtout à neutraliser des concurrents prometteurs, à préserver des positions dominantes et à maintenir des prix élevés — au détriment des patients, de l’innovation et parfois même de la santé publique.

Martina Frei