«Ici, à Payerne, on n’a rien à cacher»


Un crime nazi commis il y a 76 ans a inspiré des livres, des documentaires et aujourd'hui une pièce de théâtre. Des fragments de cette histoire restent ancrés dans la mémoire de quelques anciens. Mais Payerne est aujourd'hui un melting-pot qui veut sortir à la lumière.
Sommaire
Le
brouillard s’est dissipé sur Payerne qui a gagné plus de dix heures
d’ensoleillement durant l’hiver ces trente dernières années. Selon l’Office
fédéral de météorologie et de climatologie, cela est dû à l’amélioration de la
qualité de l’air, mais aussi, en partie, à l’augmentation de la taille des
agglomérations. Cette petite ville où vivaient environ 5000 habitants dans
l’après-guerre compte aujourd’hui presque le double de résidents. Certes, c’est
un nombre avec relativement peu de zéros, mais cela a eu des répercussions sur
la ville et non seulement sur la météo.
En effet, Payerne
n’a pas toujours bénéficié d’une aura resplendissante. Une certaine réputation
traîne et ternit l’image de ceux que l’on appelle les «cochons
rouges». Entendu également: «mangeurs de porc», «ce sont des sauvages», «ils
vivent en forêt», «ils transpirent le lard». Un genre de clichés plutôt
mesquins et abusifs qui sans doute existent aussi dans d’autres régions.
«A Payerne, on n’a
rien à cacher. Ici, nous sommes de bonnes personnes, nous sommes des
travailleurs», résume en une phrase Benjamin*, né dans la campagne proche de la
ville. Réagissant au sujet des clichés souvent entendus à propos de Payerne, il
fait partie de ceux qui voudraient tourner la page.




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