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Du sexe, oui, mais sans sexologue, par pitié!

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 28 juillet 2017 · 3 min de lecture

Du sexe, oui, mais sans sexologue, par pitié!
Les femmes n'ont besoin de personne pour conquérir leur plaisir ou pour l'afficher, comme Laura. - © DR

Temps présent rediffusait hier soir un reportage consacré à la conquête du plaisir sexuel par les femmes. Un reportage composé de témoignages magnifiques, libres, sans tabous, malheureusement contrebalancés par les propos normatifs d’une sexologue.

Sommaire

«Cap sur le plaisir», proposait hier soir le magazine Temps Présent sur RTS1, avec la rediffusion d’une émission du 30 juin 2016. Un très beau sujet, où des femmes parlent librement de leur sexualité et de leur recherche du plaisir, de la manière dont elles ont conquis le droit d’en avoir, avec des hommes, des femmes ou seule.

Amandine explique qu’elle a une sexualité épanouie, qu’elle ne fait aujourd’hui plus semblant de jouir «pour être tranquille». Laura, elle, revendique le plaisir comme «une attitude, une manière d’être au monde» et, expliquant la fin de son mariage, affirme «on ne peut pas se contenter d’une sexualité de 21h à 21h30». Il y a aussi Marie-Pierre, dont la mère n’a eu qu’un seul orgasme de toute sa vie, et qui, elle, utilise sans complexe un vibromasseur, prend son plaisir.

Pornographie féministe

Marc Wolfensberger, l’auteur du reportage, nous emmène ensuite chez Lucie Blush, à Berlin. Lucie est une réalisatrice de films pornographiques, de porno féministe (son site). Il lui arrive également de jouer dans ses films, ce qui ne l’empêche pas de vivre en couple: «L’amour libre est la seule façon pour moi d’envisager l’amour», témoigne-t-elle. Brisant ensuite tous les clichés, elle dit comment la pornographie a été pour elle une manière d’accepter son corps. «La première fois que je me suis déshabillée devant la caméra, j’étais nerveuse. Je me suis dit que tout le monde allait voir mes bourrelets, mes petits poils, mes cicatrices… Mais je ne voulais pas mentir, ça m’a permis de m’émanciper. Personne n’a le droit de me dire ce que je dois faire ou pas, personne…»

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