L’art brut, au bord de l’extinction?


- © John Craven / Archives Fondation Dubuffet, Paris
La distinction entre art et art brut toucherait à sa fin. Inventé pour qualifier une expression artistique virginale, l’art brut se dissoudrait dans l’inter-connectivité de notre époque et dans l’attribution trop libérale du label.
Sommaire
Deux expositions simultanées à la Collection de l’Art Brut de Lausanne dégagent un parfum de fin d’époque. Auteurs d’univers improbables, Michael Golz et Anna Zemánková auraient le profil d’auteurs d’art brut. Mais le fait d’avoir autant de talent pourrait les faire basculer du côté des artistes.
L’héritage Dubuffet
Dans son crédo de 1949, Jean Dubuffet lançait le concept de l’art brut:
«Nous entendons par là [art brut] des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique… l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions.»




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.