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L’art brut, au bord de l’extinction?

Michèle Laird

Par Michèle Laird · Publié le 8 août 2017 · 6 min de lecture

L’art brut, au bord de l’extinction?
Jean Dubuffet en 1959, fondateur de La Collection de l'Art Brut de Lausanne qui reste la référence mondiale de cet art en dehors du temps.
- © John Craven / Archives Fondation Dubuffet, Paris

La distinction entre art et art brut toucherait à sa fin. Inventé pour qualifier une expression artistique virginale, l’art brut se dissoudrait dans l’inter-connectivité de notre époque et dans l’attribution trop libérale du label.

Sommaire

Deux expositions simultanées à la Collection de l’Art Brut de Lausanne dégagent un parfum de fin d’époque. Auteurs d’univers improbables, Michael Golz et Anna Zemánková auraient le profil d’auteurs d’art brut. Mais le fait d’avoir autant de talent pourrait les faire basculer du côté des artistes.
 

L’héritage Dubuffet

Dans son crédo de 1949, Jean Dubuffet lançait le concept de l’art brut:

«Nous entendons par là [art brut] des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique… l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions.»
 

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