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Bex & Arts & Bis & Repetita

Luc Debraine

Par Luc Debraine · Publié le 1 juillet 2017 · 3 min de lecture

Bex & Arts & Bis & Repetita
© Luc Debraine

Visiter la triennale de sculpture Bex & Arts, c'est s'apercevoir que le temps peut vraiment s'arrêter. Depuis des lustres, les mêmes artistes plantés sur leurs acquis se partagent les lieux. Un Raboud par ici, un Dana par là, un Krähenbühl au loin: autant de sentinelles immuables. Reste le dialogue des œuvres avec le magnifique parc Szillassy, lieu idéal de balade.

Sommaire

L’exposition de sculptures en plein air Bex & Arts est placée cette année sous le thème de l’«Energie». Un choix valise, prêt à accueillir de multiples propos esthétiques et considérations contemporaines. Quelle œuvre, quel artiste n’est-il pas doté de sa propre «énergie»? Quelle œuvre, quel artiste d’aujourd’hui ne se préoccupe-t-il pas de la dynamique instable du climat ou de l’insatiable flux numérique? Positive ou négative, l’énergie est partout, en particulier dans l’art. 

En l’occurrence, mieux vaudrait parler d’entropie. A Bex, dans le superbe parc Szilassy, plus rien ne bouge. Depuis le siècle dernier, telles des sentinelles immuables, les mêmes sculpteurs se partagent les lieux. Tous les trois ans, coucou les revoilà, André Raboud, Etienne Krähenbühl, Yves Dana, Gaspard Delachaux ou encore Olivier Estoppey font du Raboud, du Krähenbühl, du Dana, du Delachaux et de l’Estoppey. Peu importe les décennies qui passent, eux restent fidèles à leur pierre ou à leur fer, à leur forme et à leur idée.

Si bien que pénétrer dans ce jardin extraordinaire, à chaque édition de Bex & Arts, peut prendre la forme d’un jeu. Deviner où sont installés le monolithe de l’un, la stèle de l’autre, le mobile oxydé de celui-ci, les créatures de ceux-là. Les règles du jeu peuvent s’étendre à Nicola Zaric ou Daniel Schlaepfer, eux aussi habitués des lieux. Avec une difficulté pour ce dernier: lui a l’exigence de se renouveler de triennale en triennale.

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