Ce que dit l’affaire Baud sur les pièges qui nous guettent


L’ex-colonel Jacques Baud restera sous sanction un an de plus. L’info du site « L’Impertinent » a été reprise dans quelques médias (pas la RTS !) et a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux mais elle n’a pas suscité le débat que mérite une telle mesure. Elle révèle une atteinte inouïe aux principes démocratiques. Le Conseil fédéral ne bronche pas. Le grand public n’en a rien à faire. Or c’est une question de fond qui se pose. Au-delà du cas particulier. Quoi qu’on pense des griefs de l’UE. Quid de la liberté d’expression ? Enterrons-nous la culture du débat ?
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En décembre 2025, le Conseil des ministres européens accusait donc Baud de soutenir des actions du gouvernement russe « qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) ». Dans une nouvelle version, le 8 octobre 2026, il est accusé de soutenir des actions « qui compromettent la démocratie et menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers ». L’Ukraine n’y est plus désignée comme le pays menacé, et ce pays tiers n’est plus identifié. Il est ajouté une formule plus vague, « compromettent la démocratie », sans autre précision.
Cela sur quelle base concrète ? Mystère. L’ex-colonel, ainsi privé de ses accès bancaires (hormis une dérogation humanitaire temporaire accordée par la Belgique) et bouclé à Bruxelles où il vit, a publié plusieurs livres et prend la parole sur divers réseaux. Il a maintes fois affirmé n’avoir aucun contact avec la Russie où il ne s’est jamais rendu et se baser sur des sources principalement anglo-saxonnes et ukrainiennes.
Mais son analyse du conflit en Ukraine diffère de la version officielle des dirigeants européens. Il s’appuie sur sa lecture attentive des événements et sur son expérience dans plusieurs missions internationales (pour l’ONU et l’OTAN) à travers le monde, notamment en Ukraine entre 2014 et 2017.



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