En 1933, le robot qui devait déjà remplacer le barman
Près d’un siècle avant ChatGPT et les robots humanoïdes, la presse s’interrogeait déjà sur les métiers que les machines pourraient faire disparaître. Cette coupure du 1er décembre 1933 montre que la peur - et la fascination - de l’automatisation ne datent pas d’hier.
« Il remplacera peut-être un jour le barman. » En décembre 1933, ce robot capable de manier un shaker et de préparer des cocktails impressionne suffisamment pour que le journaliste imagine déjà la disparition d’un métier. La légende évoque des machines apparues « il y a quelques années » et bénéficiant de « perfectionnements incessants ». Le vocabulaire semble presque contemporain.

Plus de 90 ans plus tard, la même question accompagne l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique : quelles tâches — et quels emplois — la machine finira-t-elle par remplacer ? La comparaison a toutefois quelque chose d’ironique. Malgré les prédictions de 1933, les barmans sont toujours là. L’histoire rappelle ainsi que l’automatisation transforme souvent davantage les métiers qu’elle ne les fait simplement disparaître. Et que chaque génération semble persuadée d’assister, cette fois, à la révolution définitive.
Documentation pour cet article: Kyril Gossweiler.




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