Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour notre santé ?

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Les effets des ondes électromagnétiques sur la santé alimentent débats et polémiques depuis de nombreuses années. Smartphones, Wi-Fi, antennes-relais, objets connectés, 5G: à mesure que les technologies sans fil se développent, les interrogations se multiplient. Les normes actuellement en vigueur sont-elles suffisantes? Les connaissances scientifiques permettent-elles de trancher? Ou le principe de précaution devrait-il être renforcé?

Pour aborder ces questions, nous avons réalisé un entretien Anthony Brun-Maestroni, ingénieur français et électro-hypersensible. Son parcours est singulier: tout en étant lui-même affecté par les champs électromagnétiques, il s’efforce d’aborder cette problématique avec une démarche scientifique et rationnelle.

Au cours de cet entretien, il revient sur son parcours personnel, présente les principaux travaux scientifiques consacrés aux effets biologiques des radiofréquences, notamment ceux réunis dans le rapport BioInitiative, et analyse les controverses qui entourent le déploiement de la 5G et des technologies numériques. 

L’entretien aborde également la réglementation suisse et française. Depuis 2011, le Conseil de l’Europe recommande de ne pas dépasser 0,6 volt par mètre dans les habitations, avec un objectif de 0,2 V/m. Cette résolution n’est pas appliquée.

En Suisse, les installations sont légalement soumises à des valeurs limites de 4 à 6 V/m à l’intérieur des bâtiments sensibles, tandis que les valeurs limites d’immissions, applicables à l’ensemble du territoire, varient entre 41 et 61 V/m. Depuis le 1er janvier 2026, la France a relevé de 6 à 9 V/m le seuil définissant ce que l’on appelle un « point atypique ». Le but : faciliter le déploiement de la 5G sans multiplier artificiellement les alertes techniques, une décision qui a suscité de vives critiques de la part des associations et de l’Association des maires de France

Anthony Brun-Maestroni explique pourquoi ces normes sont insuffisantes et quelles en sont, selon lui, les conséquences concrètes.

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