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L’homme qui plantait des arbres

Patrick Morier-Genoud

Par Patrick Morier-Genoud · Publié le 17 juillet 2026 · 14 min de lecture

L’homme qui plantait des arbres
© DR

Cette bande dessinée, inspirée par une nouvelle de Jean Giono, est tout à fait d’actualité. Elle raconte l’histoire d’un berger solitaire des Alpes de Haute-Provence qui, au début du 20e siècle, comprend que son pays meurt par manque d’arbres. Il décide donc d’en planter par milliers.

Sommaire

L’homme qui plantait des arbres est une nouvelle de Jean Giono (1895-1970), publiée en 1953. On ne parlait alors pas encore de dérèglement climatique, mais l’écrivain français, proche de la nature et du monde paysan provençal, y évoque déjà les problèmes liés à la déforestation, dont la sécheresse. La transcription de cette nouvelle en bande dessinée est une belle occasion de s’y replonger, d’en saisir tout à la fois le message écologique et la saveur poétique.

En 1913, un jeune homme fait une longue randonnée dans les Alpes de Haute-Provence. Une région de landes nues, de villages abandonnés, où l’eau manque. Au bout de quelques jours, il croise un berger solitaire et silencieux nommé Elzéard Bouffier. Un homme qui, tout en gardant ses moutons, plante des chênes par centaines. Au fil des ans, le narrateur, qui vient régulièrement retrouver le berger, se rend compte que les efforts de Bouffier portent leurs fruits, que des milliers d’arbres ont poussé. Et que la vie est revenue, que l’eau coule à nouveau aux fontaines. «C’était un athlète de Dieu, dit-il du berger. Combien d’hectares allait-il encore couvrir d’arbres?»

Quel monde voulons-nous?

Non seulement Bouffier plante des arbres, mais en plus il ne s’en sent pas propriétaire. Il est juste en adéquation avec son environnement. C’est un beau message. Il serait désolant de le trouver naïf ou utopiste. Un autre monde est possible, réellement possible, par définition puisque le monde n’est jamais que ce que nous décidons d’en faire.   

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