Guerre au Liban: « Je veux défendre ma terre »
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Le Moyen-Orient est au cœur de l’actualité depuis quelques semaines. Mais rares sont les témoignages directs provenant du terrain.
L’homme d’affaires Malek El-Khoury, petit-fils du premier président du Liban indépendant, revient du Liban. Il était à Beyrouth au moment de l’attaque israélienne du 2 mars. Ce qu’il raconte est frappant: une ville où la vie continue, presque normalement… mais où, en même temps, tout peut basculer à tout moment. On apprend à vivre avec cette incertitude. À regarder le ciel différemment.
Dans cet entretien avec Jacques Pilet, il ne se contente pas de témoigner. Il démonte aussi, point par point, le récit médiatique dominant. Pour lui, parler de « riposte » israélienne à une attaque du Hezbollah ne tient pas. Le cessez-le-feu de novembre 2024, explique-t-il, n’a en réalité jamais été respecté par Israël. Et la logique à l’œuvre, issue du rêve sioniste, dépasse largement les événements immédiats.
Son analyse oblige à regarder autrement des réalités que l’on simplifie souvent à l’extrême: le rôle du Hezbollah dans la société libanaise, le poids des ingérences étrangères, ou encore les rapports de force qui structurent la région.
Ce qui ressort surtout, c’est une impression de décalage. Entre ce qui est vécu sur place… et ce qui est raconté en Occident.
L’entretien prend enfin de la hauteur en replaçant ces événements dans le contexte plus large de la guerre en Iran et des recompositions en cours au Moyen-Orient. Là aussi, les évidences méritent d’être interrogées.