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La fin des nations unies et le retour de la force

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 24 janvier 2025 · 7 min de lecture

La fin des nations unies et le retour de la force
C’est le président américain Woodrow Wilson qui a promu l’idée d’une Société des Nations, créée en 1919 et dissoute à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour être remplacée par l’Organisation des Nations Unies (ONU). - © DR

Les premières décisions de Donald Trump signent l’acte de décès du droit des gens et des peuples, de l’idéalisme, de la lutte pour la démocratie et autres prétentions morales qui servaient de fondement aux relations internationales depuis cent ans. Retour sur les fondements d’un ordre mondial devenu obsolète, voire insultant pour la majeure partie de l’humanité.

Sommaire

Les premières décisions de Donald Trump viennent de planter un gros clou dans le cercueil des Nations unies et de l’idéalisme wilsonien. Elles ancrent le retour des relations internationales non pas au 20e siècle, ni même au 19e, mais au 18e siècle, quand les puissances se livraient à des guerres de conquêtes incessantes dans un monde qui n’était régulé ni par le «concert des nations» cher au 19e siècle, ni par la Société des Nations et l’Organisation des Nations unies voulues par les présidents américains après la Première Guerre mondiale.

En quittant l’Organisation mondiale de la santé, mais surtout en réclamant l’annexion du Canada, du Panama et du Groenland aux Etats-Unis, Trump prononce non seulement l’acte de décès du droit des gens et des peuples laborieusement mis en place depuis le Traité de Vienne en 1815 mais également celui de l’ordre international créé par son prédécesseur Woodrow Wilson en 1918. A côté de ces ambitions-là, Poutine avec sa guerre de frontière en Ukraine et Netanyahu avec son annexion du Golan et ses massacres en Palestine, au Liban et en Syrie font petits joueurs.

Le «vrai» 21e siècle vient de commencer

C’en est fini de l’idéalisme, de la lutte pour la démocratie, des «valeurs», des droits de l’homme et autres prétentions morales qui servaient de fondement aux relations internationales depuis cent ans. Le 20e siècle libéral, moraliste et universaliste d’obédience occidentale vient de se terminer. L’expansion néolibérale globaliste sous égide américaine menée à la faveur de l’effondrement soviétique en 1991 fut son chant du cygne. Après des succès initiaux, l’opération a tourné au fiasco et Trump essaie d’en tirer les conséquences.

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