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«La Capricieuse», histoire d’une reconversion agricole

Stephan Engler

Par Stephan Engler · Publié le 30 août 2024 · 5 min de lecture

«La Capricieuse», histoire d’une reconversion agricole
Nicolas Crottaz entouré de ses chèvres. © S.E.

Confrontés à la concurrence implacable des grandes surfaces, aux nombreuses contraintes ainsi qu’aux investissements de plus en plus lourds à assumer, les agriculteurs doivent relever bien des défis pour se projeter dans l’avenir. Pour en savoir plus, nous sommes allés rencontrer sur le terrain Nicolas Crottaz, éleveur de chèvres et fromager à Prévonloup.

Sommaire

C’est sur les hauteurs du village, dans la Broye vaudoise, que se situe son exploitation, «La Capricieuse». L’imposante ferme a été spécialement construite pour l’élevage des chèvres avec une partie du bâtiment dédiée à la fromagerie artisanale. Dans la famille depuis plusieurs générations, elle était jusqu’en 2010 une ferme de grandes cultures et à vocation laitière. Mais l’intérêt de Nicolas Crottaz était ailleurs. «Il y une trentaine d’années, quand j’avais 5 ou 6 ans, j’ai voulu une chèvre. La première qui s’appelait Fleurette était un peu comme un animal de compagnie. Vers 12 ans je faisais déjà des tests avec mes premiers fromages», raconte-t-il.

Parcours et reconversion de la ferme

Une fois sa formation d’agriculteur avec maîtrise fédérale terminée, Nicolas Crottaz travaille pendant plus de 6 ans dans un grand groupe pharmaceutique. «Cela m’a beaucoup aidé, cela ouvre l’esprit et permet de découvrir d’autres secteurs mais aussi de comprendre les processus. Mon expérience dans la recherche animale en parasitologie m’a permis d’agir avant l’apparition des parasites concernant les chèvres. C’est un grand avantage de pouvoir agir en amont».

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