Camus est-il vraiment celui que l’on croit?


Neuf millions d'exemplaires de «L’Etranger» (traduit en soixante-dix langues) et quatre millions sept cent mille exemplaires de «La Peste» ont été à ce jour vendus en France. Editorialistes ou hommes politiques, tous revendiquent l’héritage d’Albert Camus, l’auteur français le plus lu dans le monde. Est-il vraiment le saint laïc dont tous se réclament? Non, non et non, avance Olivier Gloag.
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Il plait à droite comme à gauche, au centre comme aux extrêmes, à Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, George Bush, à l’extrême droite française, à la Fédération anarchiste, au Figaro, à Alain Finkielkraut, Michel Onfray, BHL, Edwy Plenel, André Comte-Sponville, à Robert Smith du groupe new wave The Cure et à Mark E. Smith du groupe de post-punk britannique The Fall.
Mais est-il vraiment ce saint laïc, cet humaniste accompli, ce philosophe indépassable, ce militant anticolonialiste, ce résistant de la première heure, cet homme épris de justice et opposé à la peine de mort que tous décrivent? Non, non et non!
Dans Oublier Camus, son essai paru ces jours-ci aux Editions de la Fabrique, le quinquagénaire Olivier Gloag, professeur dans une université de Caroline du Nord, le conteste avec force.




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