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Ni rose, ni noire, mais verte espérance. L’écologie de Antonio Hodgers

Boas Erez

Par Boas Erez · Publié le 26 mai 2023 · 2 min de lecture

Ni rose, ni noire, mais verte espérance. L’écologie de Antonio Hodgers
Inondations en Emilie-Romagne en mai 2023. - © Nick.mon - CC BY-SA 4.0

Le 16 mai dernier est sorti en librairie le «Manifeste pour une écologie de l’espoir», par Antonio Hodgers, Conseiller d’Etat de la République et Canton de Genève fraichement réélu. Plutôt plaidoyer que manifeste, ce texte de 35 pages invite à l’élaboration d’un projet d’écologie qui suscite le désir sous la forme d’un nouveau contrat social.

Sommaire

Hodgers essaie de rallier le plus grand nombre à sa cause en présentant l’écologie comme source d’espoir. Il commence par critiquer deux positions extrêmes. D’un côté, les tenants du business as usual, qui pensent que notre système va tranquillement trouver une parade aux problèmes écologiques. De l’autre côté, les propos d’une Greta Thunberg et de beaucoup d’autres, qui nous invitent à abandonner tout espoir et à paniquer. Ces visions rose et noire sont renvoyées dos à dos, à la faveur d’une vision verte teintée d’espoir. Il ne suffit pourtant pas de se montrer raisonnable et de dire qu’il ne faut pas s’affoler. Il s’agit justement de trouver la manière pour convaincre que le vert est vraiment la couleur de l’espérance.

Des positions claires

Hodgers énonce clairement son adhésion aux conclusions de la communauté scientifique. Ceci lui sert à balayer la vision rose. Ensuite, il plaide pour un travail au niveau politique, car il pense que les efforts individuels n’auront jamais un impact suffisant. Cela dit, il s’exprime sans ambiguïté contre une dictature et une police écologiques: il est soucieux de préserver la cohésion sociale et défend la démocratie. En effet, il pense que la meilleure garantie pour assurer les libertés individuelles est d’avoir un cadre institutionnel clair.

Un peu de légèreté

Par endroits, le politicien fait preuve d’une certaine légèreté. Ainsi, le fait de relativiser l’impact du réchauffement climatique sur le Plateau suisse est en décalage avec la difficulté à gérer les effets des pluies torrentielles qui viennent de s’abattre sur le nord de l’Italie. De même, saluer le retour de certains mammifères sauvages sans aucun commentaire sur les tensions créées par la diffusion du loup ne plaide pas pour un projet qui se veut inclusif.

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