«Lorsque la peur domine, les décisions ne sont plus rationnelles»

Le professeur Pietro Vernazza, virologue jusqu’à récemment à la tête de l’hôpital universitaire de St.-Gall, est une des voix critiques qui se sont faites entendre pendant la crise du Covid. Ce pourquoi il a été vivement attaqué dans certains journaux, et même traité d’assassin! La «Neue Zürcher Zeitung» vient de l’interviewer sur le bilan qu’il tire aujourd’hui de la politique sanitaire.
«La peur a été le facteur décisif de la pandémie. De nombreux journalistes ont été poussés par la peur et ont considéré la pandémie sous l’angle de cette émotion. Il en va de même pour les représentants des autorités, les politiciens et même les scientifiques. Lorsque nos sentiments sont dominés par la peur, les décisions ne sont pas rationnelles.»
Le bilan? Il serait important de le tirer objectivement, examiner ce qui était fondé et ce qui ne l’était pas, preuves en mains. Mais Vernazza n’y croit guère: «La Confédération veut éviter cela. Les médias n’ont pas non plus grand intérêt à ce que l’on y regarde de plus près.»




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