Quand les salariés tirent leur révérence

Par Antoine Thibaut · Publié le 22 octobre 2021 · 1 min de lecture

Quand les salariés tirent leur révérence
Maximilien Luce, La fin de la journée. Débardeurs de ciment. © Musée de Grenoble. Legs Agutte-Sembat 1923.

Le magazine américain «The Atlantic» publie un article sur la «Grande Démission», phénomène que l’on observe aussi, à une moins grande échelle, en Europe et en Suisse. De nombreux salariés, après l’expérience des aléas du travail en temps de Covid, quittent leur emploi. Pour trouver mieux.

Depuis ce printemps, aux Etats-Unis, ils sont des millions à avoir franchi le pas. Rien qu’au mois d’août, 7% des employés du secteur hébergement et restauration ont dit bye bye. Explication suggérée: «Grâce à plusieurs chèques de secours en cas de pandémie, à un moratoire sur les loyers et à l’annulation des prêts étudiants, tout le monde, surtout les jeunes et les personnes à faible revenu, a plus de liberté pour quitter un emploi qu’il déteste et passer à autre chose.»

Autre constat: dans le même temps, le nombre de créations d’entreprises a fait un bon. Se mettre à son compte: le rêve devient réalité pour beaucoup. Avec les chances et les risques. Et en plus, un fait réjouissant: les salaires, dans les professions boudées, grimpent… il faut bien faire tourner la machine. 

D’après l’auteur, Derek Thompson, ce serait un tournant dans l’histoire de l’emploi. Les salariés veulent non seulement gagner plus mais travailler autrement. Si possible, le plus souvent chez eux. Et surtout dans une activité plus intéressante, plus créative. Une nouvelle classe ouvrière en quelque sorte, fort différente de celle d’autrefois. 


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