Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour notre santé ?

Avec Anthony Brun-Maestroni · 4 août 2026 · 1:43:33

Les effets des ondes électromagnétiques sur la santé alimentent débats et polémiques depuis de nombreuses années. Smartphones, Wi-Fi, antennes-relais, objets connectés, 5G: à mesure que les technologies sans fil se développent, les interrogations se multiplient. Les normes actuellement en vigueur sont-elles suffisantes? Les connaissances scientifiques permettent-elles de trancher? Ou le principe de précaution devrait-il être renforcé?

Pour aborder ces questions, nous avons réalisé un entretien Anthony Brun-Maestroni, ingénieur français et électro-hypersensible. Son parcours est singulier: tout en étant lui-même affecté par les champs électromagnétiques, il s’efforce d’aborder cette problématique avec une démarche scientifique et rationnelle.

Au cours de cet entretien, il revient sur son parcours personnel, présente les principaux travaux scientifiques consacrés aux effets biologiques des radiofréquences, notamment ceux réunis dans le rapport BioInitiative, et analyse les controverses qui entourent le déploiement de la 5G et des technologies numériques. 

L’entretien aborde également la réglementation suisse et française. Depuis 2011, le Conseil de l’Europe recommande de ne pas dépasser 0,6 volt par mètre dans les habitations, avec un objectif de 0,2 V/m. Cette résolution n’est pas appliquée.

En Suisse, les installations sont légalement soumises à des valeurs limites de 4 à 6 V/m à l’intérieur des bâtiments sensibles, tandis que les valeurs limites d’immissions, applicables à l’ensemble du territoire, varient entre 41 et 61 V/m. Depuis le 1er janvier 2026, la France a relevé de 6 à 9 V/m le seuil définissant ce que l’on appelle un « point atypique ». Le but : faciliter le déploiement de la 5G sans multiplier artificiellement les alertes techniques, une décision qui a suscité de vives critiques de la part des associations et de l’Association des maires de France

Anthony Brun-Maestroni explique pourquoi ces normes sont insuffisantes et quelles en sont, selon lui, les conséquences concrètes.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
11 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À voir aussi

Pourquoi est-il si difficile de dresser le bilan de la période Covid?

SantéEntretien

Pourquoi est-il si difficile de dresser le bilan de la période Covid?

La crise sanitaire s’est terminée il y a quatre ans seulement. Pour la majorité de la population et des élus, c’est de l’histoire ancienne. Inutile d’y revenir. Un tel oubli collectif après une période si violente sociétalement ressemble à s’y méprendre à une amnésie traumatique. Et comme dans le cas des traumas individuels, l’inconscience est un moyen efficace de défense.

Mike Wyniger

« Nous vivons dans un monde de mensonges et de dissimulation »1:44:30

SantéEntretienLibre

« Nous vivons dans un monde de mensonges et de dissimulation »

Michel de Lorgeril est docteur en médecine, chercheur au CNRS, expert international en cardiologie et nutrition, membre de la Société Européenne de Cardiologie. Il a pratiqué dans les services de cardiologie des hôpitaux de Genève, Montréal et Lyon. Responsable des Laboratoires de cardiologie expérimentale de l'Institut de cardiologie de Montréal puis de l'INSERM à Lyon, il a été le principal investigateur de l'Etude de Lyon et le promoteur de concepts scientifiques comme le French Paradox et la diète méditerranéenne.

Michel de Lorgeril

COVID-19 : « Les mesures ont causé plus de dommages que le virus »1:10:13

SantéEntretienLibre

COVID-19 : « Les mesures ont causé plus de dommages que le virus »

Daniel Koch est un médecin suisse. Entre 2008 et mai 2020, il a été directeur  de la division « Maladies transmissibles » de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Il est impliqué à ce titre dans la gestion de l'épidémie de grippe H1N1 (2009) et dans le début de la pandémie de Covid-19 en Suisse. Pour cette raison, il a été surnommé "Monsieur Coronavirus".

Daniel Koch