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Représentant de commerce de la maison Switzerland, ou plus pompeusement directeur de Présence suisse, l’ineffable Nicolas Bideau est très satisfait: «L’image suisse sort renforcée de la crise », fanfaronne-t-il dans Le Temps (8.5). Ce brillant analyste affirme qu’en évitant le «bad buzz» d’un système de santé débordé, l’Helvétie a profité d’une «médiatisation positive de la bonne gouvernance et de la stabilité du pays». Chic alors: les 1600 victimes suisses et leurs proches, dont Bideau ne pipe mot, sont sûrement ravis de cette aubaine promotionnelle.

Le chancelière allemande comme la présidente de la Commission européenne balisent l'après-COVID-19, et donnent de nouvelles ambitions au marché unique dont nous sommes partie prenante. Les Suisses feraient bien d'y prêter attention, eux qui ne voient les accords bilatéraux avec l'UE que sous leur univoque focale.

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A l’heure où les musées rouvrent timidement, BPLT propose un florilège d’expositions pour se requinquer l’esprit. La reprise annoncée des arts vivants le 8 juin venant d’être torpillée par des règles sanitaires absurdes, il faudra compter sur les arts visuels pour retrouver les frissons culturels qui nous ont tant manqués. Interrompues en plein vol par le confinement, les expositions de ce printemps jouent les prolongations, dont 12 perles à découvrir selon son humeur, radicale, décalée ou légère, et, surtout, pour échapper à la tyrannie des visites virtuelles. Sélection partielle aux quatre coins de la Suisse romande présentée par ordre de finissage.

L'interdiction des grands rassemblements empêche une bonne partie du monde culturel suisse de reprendre ses activités, comme tant d'autres secteurs peuvent le faire progressivement depuis le 11 mai. Leur indemnisation est kafkaïenne. Cessons l'épicerie comptable, aidons les artistes en leur versant 4000 francs par mois tant qu'ils ne pourront pas retrouver les planches, les festivals ou les salles.

Face à l'explosion des coûts engendrés par la crise du coronavirus, le chef du Département fédéral des finances et plusieurs argentiers cantonaux n'ont qu'un mot à la bouche : serrer les cordons de leurs bourses. Et si, justement, ils allaient commettre une gigantesque erreur, avec notre complicité?
Dans le canton du Jura, le Jura bernois et les districts neuchâtelois, la moitié des salariés, la plupart employés dans des industries d’exportation, notamment vers l’Asie et la Chine, est au chômage partiel à cause du Covid-19*. La crainte du chômage, le vrai, est grande. «Pour l’instant, ça tient», se rassure un délégué à la promotion économique. Combien de temps encore? L’esprit de résilience l’emportera-t-il dans cette région habituée aux crises?

La disparition du Régional attriste toute une population entre les portes de Lausanne et de St.-Maurice. C’était un vrai journal de proximité. Indépendant, avec du caractère. Tué par le Coronavirus? C’est un peu court. Il faut y regarder de plus près pour comprendre pourquoi et comment le journalisme local se meurt. A peu près partout. A quelques vaillantes exceptions près.

L'architecte tessinois le plus connu au monde va à contre-courant. Alors que le coronavirus devrait bouleverser l'architecture et l'urbanisme de nombreux milieux, Mario Botta est plutôt convaincu que les villes, en elles-mêmes, sont plus fortes que les contingences. Et que leur valeur est donnée par le «territoire de la mémoire», comme il l'explique dans cette interview à l’hebdomadaire tessinois, Il Caffè.

Les adresses manuscrites sur les enveloppes destinées au courrier international sont interdites depuis le début de l’année. Les courriers amoureux ou amicaux doivent dorénavant jouer avec l’électronique. Le géant jaune assure avoir informé le public. Récit d’un bricolage timbré.

Nous savons que les médias suisses sont dans une mauvaise passe. De la radio à la télévision en passant par la presse écrite, la chute de la publicité se chiffre en millions et de nombreux éditeurs et journalistes tremblent pour leur existence. Sauf un. Il a fait une déclaration étonnante il y a tout juste deux semaines. Il a déclaré vouloir créer en Suisse romande une rédaction de vingt journalistes afin de maintenir d'une part la diversité des médias et d'autre part, de pouvoir offrir à ses annonceurs une couverture nationale.