Roman

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Le triomphe de l’artificiel

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Le triomphe de l’artificiel

Sébastien-D. Bernier a étudié la création littéraire à l'Université du Québec à Montréal. Son premier roman paru aux éditions Sémaphore sous le titre «Asphyxies» nous plonge dans un univers futuriste impitoyable et déshumanisé, régi par des intelligences artificielles.

Sabine Dormond

Le cochon gratté n’est plus question de carnation

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Le cochon gratté n’est plus question de carnation

Après plusieurs ouvrages très remarqués qui lui ont valu en 2017 le Grand Prix Littéraire National du Tchad, l’auteur vaudois d’origine tchadienne Nétonon Noël Ndjékéry nous offre un roman ambitieux sur une calamité qui a décimé l’Afrique noire durant quatre siècles, à savoir l’esclavagisme.

Sabine Dormond

Non, ce monde-là n’est pas fait pour l’enfant hypersensible…

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Non, ce monde-là n’est pas fait pour l’enfant hypersensible…

Dans le même esprit, et la même immersion naturelle illustrés par «L’Arbre-monde» (Prix Pulitzer 2019), le nouveau roman de Richard Powers, «Sidérations», fait figure de double quête initiatique d’un jeune garçon aussi génial que fragile, et de son père astrobiologiste, à l’école du Vivant et malgré les forces de la régression arrivant au pouvoir avec un certain président.

Jean-Louis Kuffer

Une saison en Ukraine

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Une saison en Ukraine

«Russe ethnique mais Ukrainien politique», le romancier Andreï Kourkov, connu pour son bestiaire romanesque («Le Pingouin», «Le Caméléon», «Truite à la slave») publie «Les abeilles grises», une fiction ancrée des deux pieds dans le Donbass en guerre depuis 2014. Mais il est question ici d’abord des hommes, puis des abeilles, et plus accessoirement des bombes, qu'importe d'où elles viennent.

Marie Céhère

Un soupçon d’humour noir peut aider à supporter le poids du monde

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Un soupçon d’humour noir peut aider à supporter le poids du monde

Une série anglaise de l’humoriste Ricky Gervais, «After Life», évoquant le deuil de manière plutôt hilarante, et le premier roman d’Emmanuelle Robert, «Malatraix», détaillant les méfaits d’un terroriste préalpin qui venge la Nature afin de préserver les hauteurs sublimes de l’invasion parasitaire des «traileurs», modulent les envies de tuer qui nous viennent parfois pour de plus ou moins nobles raisons, avec ou sans passage à l’acte…

Jean-Louis Kuffer

Le dernier Houellebecq: un grand livre en dépit de toute apparence

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Le dernier Houellebecq: un grand livre en dépit de toute apparence

Comme il en a l’habitude, le romancier français vivant le plus intéressant essuie les pires critiques pour «Anéantir», son 22ème ouvrage, le plus long mais aussi l’un des plus remarquables après «Extension du domaine de la lutte», «La Possibilité d’une île» ou «La Carte et le territoire». Pessimiste dans les grandes largeurs sociales et mondiales d’un avenir proche (2027), ce dernier roman développe, notamment, une réflexion parfois grave et parfois cinglante sur le vieillissement, le traitement institutionnel de la santé, la mise à l’écart des vieux «inutiles» et l’euthanasie, le mal-être privé et les tares de la «dissociété», mais aussi les issues de la tendresse et de l’amour…

Jean-Louis Kuffer

Patricia Highsmith, à l’intime, ressemblait à ses personnages

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Patricia Highsmith, à l’intime, ressemblait à ses personnages

Romancière et nouvelliste géniale, mais souvent sous-estimée ou reléguée dans le genre du roman à suspense, elle revit ces jours à l’occasion de son centenaire, avec la parution de mille pages d’«Ecrits intimes» incluant son journal et ses carnets de travail, qui révèlent – de ses vingt ans à sa mort - une nature hypersensible et souvent contradictoire, artiste aux dons multiples, amoureuse dévorante et dévorée, travailleuse très assidue dès sa vingtaine, exorcisant ses démons dans l’écriture et méritant plus que jamais son titre (décerné par Graham Greene) de «poète de l’appréhension»…

Jean-Louis Kuffer

Amélie et Zadie pratiquent la même sorte d’humour panique

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Amélie et Zadie pratiquent la même sorte d’humour panique

Quoi de commun entre Amélie Nothomb et Zadie Smith? Plus qu’on ne croirait au premier regard, et d’abord par leur façon de dépasser le premier degré banal du «récit de vie», par l’imagination et la magie du langage, l’originalité du point de vue et un sens du tragique que leur écriture, déjouant le pathos moralisant, irrigue de vitalité et de fantaisie légère ou plus grave. La preuve par la lecture parallèle de «Premier sang» et «Grand Union», leurs derniers livres...

Jean-Louis Kuffer

Le réalisme positif optimisera notre passif

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Le réalisme positif optimisera notre passif

Prenant le contrepied du catastrophisme en vogue, notamment illustré par «Le Calendrier de l’après», dernier roman dystopique de Nicolas Feuz, entre autres raisons de désespérer entretenues par la gauche perdante et la droite arrogante, Rutger Bregman parie pour les utopies réalistes en affirmant que l’humanité vaut mieux que ce qu’on croit…

Jean-Louis Kuffer

Le roman qui nous tourneboule

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Le roman qui nous tourneboule

Il arrive, c’est rare, très rare, qu’un livre signé d’un grand nom ou d’un inconnu, d’une inconnue, paraisse écrit à notre attention personnelle. Comme si l’auteur connaissait nos curiosités, nos peurs, nos interrogations, nos attentes propres. Et la rencontre bouleverse alors le regard que l’on porte sur soi et sur le monde, ou du moins le rend plus aigu pour toujours. Cela m’est arrivé en lisant «Les Héroïques», de Paulina Dalmayer. Cela risque de se passer pour vous aussi, car cette auteure, à force de parler d’elle sans le dire, de ses personnages inventés, touche les cordes sensibles de tant d’entre nous.

Jacques Pilet