
PhilosophieArticleLibre
Coronavirus, ce germe liberticide
On reparle un peu partout de reconfinement. L'incertitude qui se prolonge peut nous induire à sacrifier la liberté.

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On reparle un peu partout de reconfinement. L'incertitude qui se prolonge peut nous induire à sacrifier la liberté.

Présomption d’innocence… Sur ce sujet bateau, l’actualité ne manque jamais d’y voguer avec la régularité des navettes fluviales. Pourtant, à voir comment le président Emmanuel Macron l’a travestie, lors de son interview du 14 juillet, pour défendre sa nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l’Intérieur, il devient urgent d’en rappeler les principes.

La gifle a été peu retentissante. Les gentils médias, surtout en Suisse romande, n’y ont pas ou peu fait allusion. Elle fait pourtant mal à la réputation de sagesse du gouvernement. La loi qu’il concocte sur les pouvoirs d’urgence prolongés jusqu’à fin 2022, dont nous avons parlé il y a peu, est âprement critiquée de tous les bords: les partis, les parlementaires, les cantons. C’est un chœur de protestations. Le CF devra sérieusement revoir sa copie s’il veut passer le cap des Chambres début septembre.

Qu’un candidat à la présidence l’emporte sur un autre, en Europe de l’ouest, cela ne porte pas à d’immenses conséquences. Ce qui vient d’arriver en Pologne est d’une autre nature. Ce sont deux visions du monde qui se sont affrontées avec une violence inouïe. Le président sortant Andrzej Duda l’a emporté avec 51,2 % des voix. Il est en fait «le stylo à bille» (comme on dit là-bas) du cacique Kaczynski, fondateur du PiS, parti ultra-conservateur, ultra-catholique et ultra-nationaliste. Son adversaire, le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, de centre-droit, a su rassembler les opposants au régime actuel mais a échoué de peu. Une moitié de la Pologne est dans l’euphorie, l’autre dans la tristesse. Que retenir de cette joute?

Le chef du Département des affaires étrangères ramènera-t-il son canton dans le giron des partisans des accords bilatéraux? Le libéral-radical est en effet en charge du dossier européen dans son ensemble, même si c’est sa collègue Karin Keller-Sutter qui dirige la campagne contre l’initiative dite de limitation. Conjonction intéressante, le no 2 du DFAE, le Secrétaire d’Etat Roberto Balzaretti, est lui aussi Tessinois, donc capable de convaincre dans leur idiome ses concitoyens, qui ont souvent eu le sentiment d’être les grands oubliés de Berne, lors des campagnes de votation. Un précédent historique existe.
Nommer Me Dupond-Moretti ministre de la Justice, c’est jeter un pitbull au milieu des chats-fourrés*, sobriquet porté jadis par les magistrats. «Avec moi, ce serait le bordel» prophétisait-il en 2018 sur LCI.

Peu de monde prête attention aux aspects juridiques de la crise. Intéressants pourtant. Le gouvernement suisse a pris dans l’urgence toutes sortes de mesures, justifiées ou pas, à chacun d’en juger, mais il a pu le faire grâce au droit d’urgence prévu par la Constitution. Pour aller au-delà du délai prévu, il soumet au pas de charge une loi au Parlement qui lui permettrait d’agir quasiment sans freins jusqu’au 31 décembre 2022.

Comédie alémanique pleine de verve, «Moscou aller simple!» de Micha Lewinsky revient sur la fameuse affaire des fiches qui révéla l'existence d'une surveillance délirante des citoyens suisses durant la Guerre froide. Une réussite rare de notre cinéma national, à ne pas manquer.

L'héroïne d'un superbe roman noir passe du statut de victime à celui de bourreau, éliminant de manière sanglante les hommes qui abusent d'elle sexuellement. Bien que portant costumes et cravates, certains camarades du Parti libéral-radical genevois se battent comme de vulgaires chiffonniers. Aujourd’hui, il faut avoir un avis sur tout, affirmer, asséner des vérités; et si, parfois, on admettait ne pas savoir?

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Dick Marty, grande figure de la scène politique suisse (PLR), ex-procureur du Tessin, ex-conseiller d’Etat et ex-conseiller aux Etats, membre de l’assemblée du Conseil de l’Europe, a une vision très critique de l’application de traçage proposée par le Conseil fédéral. Il l’a dit à Raffaela Brignoni, sur le site tessinois Area, «il portale di critica sociale e del lavoro ». Extraits.

Un jeune milliardaire venu de l’Est débarque en France et s’intéresse de près à la presse et à l’énergie. Il n’en faut pas plus pour susciter craintes, paranoïas et rumeurs sur les intentions de ce mystérieux «Mister K». Un livre-enquête éponyme, bien informé et très documenté, lève le voile sur l’homme, ses petites et grandes affaires.

GéopolitiqueArticleLibre
James Schwarzenbach voulait limiter à 10 % de la population la part des immigrés. 50 ans après son initiative, la Suisse compte 25 % d'étrangers, et près d'un million de binationaux. Reste que sa petite musique xénophobe est bien présente dans les têtes: les étrangers sont toujours désignés comme boucs émissaires de nos difficultés. L’idée que notre pays souffre de la présence des étrangers, que nos paysages sont abimés par eux, reste prégnante. Elle revient comme un leitmotiv, portée par les nationalistes mais aussi par certains écologistes.