Manifestation

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CultureArticle

La manif française au patrimoine de l’UNESCO!

La France est un pays où il fait bon manifester. Elle a élevé le plaisir de protester au rang d’art fait de convivialité ironique et de créativité protestataire. Vous pourrez même y goûter d’étonnantes merguez au goût de charbon surmené (une manif sans merguez n’est qu’un simple défilé). Que l’UNESCO classe au patrimoine de l’humanité la manif à la française! Au même titre que la baguette de pain.

Jean-Noel Cuénod

Réforme des retraites ou le chagrin des Français

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Réforme des retraites ou le chagrin des Français

Qui a dit que la France est un pays qui ne marche pas? Jeudi 21 janvier, les Français furent plus d’un million à battre le pavé contre la réforme des retraites voulue par leur président Macron, avec cornes de brumes, pancartes ironiques et odeurs de merguez cramées. Mais le masque traditionnellement festif des manifestants se craquelle sous l’effet du «chagrin français».

Jean-Noel Cuénod

La tragédie vite oubliée du Kazakhstan et ses troublantes questions

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La tragédie vite oubliée du Kazakhstan et ses troublantes questions

Il y a des tueries que l’on rappelle sans cesse, des décennies durant, et d’autres que l’on éclipse quelques jours après. Telle celle qui a ensanglanté cette république d’Asie centrale, grande comme cinq fois la France, 19 millions d’habitants… et de considérables richesses dans son sous-sol. Les émeutes qui y ont éclaté dès le 2 janvier ont fait 225 morts, dont 19 policiers. Les forces de l’ordre avaient obtenu le droit de tirer sur les manifestants sans avertissement. Or l’opinion internationale ne s’émeut pas. Les gouvernements démocratiques réagissent avec des gants, soutiennent la dictature en place et tournent la page. Pourquoi?

Jacques Pilet

Avis de tempêtes sur l’Europe

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Avis de tempêtes sur l’Europe

Phénomène nouveau de météorologie politique. Dans plusieurs pays, ce n’est plus le choc de l’opposition et du pouvoir, ni l’émergence des mouvements sociaux habituels, c’est une considérable vague de colère qui monte. Très diverse. Une partie de la population, qu’elle manifeste dans la rue ou pas, ne supporte plus les restrictions sanitaires, ne croit plus ses dirigeants ni les médias traditionnels. Quoi qu’il arrive, ces soulèvements, pacifiques ou violents, laisseront des traces. Les rebelles ravaleront peut-être leur amertume comme les «gilets jaunes» mais risquent bien de décrocher, de se marginaliser. Terrible secousse pour nos édifices démocratiques. A l’image de la Guadeloupe et de la Martinique (où les trois quarts des jeunes sont au chômage), la révolte du moment peut enflammer, en Europe aussi, les mécontentements et les frustrations latentes. L’escalade des discours furieux, de part et d’autre, ne cesse de faire de monter la tension.

Jacques Pilet

Plongée chez les prétendus «complotistes»

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Plongée chez les prétendus «complotistes»

La manifestation qui a réuni cinq à six mille personnes à Neuchâtel samedi dernier fut un beau moment politique. On en a trop peu parlé. Ces opposants à l’obsession sanitaire et aux pleins pouvoirs du gouvernement ne ressemblaient nullement aux «zinzins» timbrés que tant de médias diffament ainsi.

Jacques Pilet

A Berne, la police anti-émeute s’en est prise violemment à des manifestants et des promeneurs. Règne de l’arbitraire

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A Berne, la police anti-émeute s’en est prise violemment à des manifestants et des promeneurs. Règne de l’arbitraire

Lors de la manifestation pacifique non-autorisée contre les mesures sanitaires de samedi dernier à Berne, la police anti-émeute a eu recours à une tactique quasiment militaire pour empêcher ce rassemblement. Des personnes ont été arrêtées et contrôlées sur le simple soupçon de vouloir participer à cette manifestation. Elles ont été encerclées durant des heures, puis expulsées de Berne pour 48 heures. D’autres, comme la présidente de Bon pour la tête, ont été arrêtées, menottées et détenues dans le centre d’attente et détention de Neufeld. Récit et témoignages.

Sarah Dohr

La contestation des «mesures sanitaires» n’en finit pas d’enfler en Suisse

GéopolitiqueArticle

La contestation des «mesures sanitaires» n’en finit pas d’enfler en Suisse

Au cours des sept derniers mois, des rassemblements «anti-Corona» ont eu lieu dans plusieurs villes suisses. La revendication centrale vise à une plus grande transparence de la part du gouvernement. Une autre exigence est le droit de poser des questions dérangeantes et de recevoir des réponses. En plus, la grogne s’exprime à l’endroit des médias non critiques qui censurent les opinions divergentes. Outre les manifestations, ces mouvances commencent à s’organiser en collectifs sur les réseaux sociaux. Avec un point commun: après une année de «situation exceptionnelle», il faut pouvoir remettre en question la gestion de la crise, développer une nouvelle stratégie et obtenir des réponses. Tour d’horizon.

Sarah Dohr

GéopolitiqueArticle

La Russie et les bouffons

Du début à la fin, l’affaire Navalny n’aura été qu’une bouffonnerie, dont les sanctions européennes constituent sans conteste le sommet. Faire d’Alexei Navalny une icône de l’opposition russe comparable à Nelson Mandela tiendrait de la farce si cela ne trahissait pas une profonde méconnaissance du personnage et de la Russie.

Guy Mettan

Grèves pour le climat: ce qu’en pensent les sans voix

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Grèves pour le climat: ce qu’en pensent les sans voix

Ce qui passe pour une unanimité dans la sphère médiatique et académique ne se retrouve pas forcément dans la base de la population. Surtout si l’on tourne son regard vers les campagnes. Un moindre effort qui aurait dû être fait depuis longtemps. D’autant plus que toute unanimité, même si elle est avérée, demande un examen critique. Faire l’effort de penser contre soi-même, c’est le début de la sagesse. Car rien n’est plus inhumain que les dogmes. Petit arrêt sur les interrogations d’une certaine partie de la population concernant les manifs pour le climat.

Jonas Follonier