Littérature

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Du côté de chez Jean

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Du côté de chez Jean

Reconnaissons-le, il nous manque. Je veux parler de Jean d’Ormesson, disparu il y a bientôt deux ans. Bien sûr il y a les romans, Au plaisir de Dieu, Le Vent du soir, La Douane de mer. Et tant d’autres, aimés, relus. Mais d’Ormesson était plus qu’un auteur. Il incarnait une certaine France de toujours, celle que l’on aime. Esprit brillant, solaire, il se rangeait du côté des écrivains du bonheur, sans pour autant nier le tragique de l’existence. Une fête en larmes est le titre de ses livres qui certainement le dépeint le mieux. Et ce n’est pas Jean-Marie Rouart qui me contredira. Lui qui a publié il y a quelques mois, il fallait bien ça, un Dictionnaire amoureux de Jean d’Ormesson.

Les Suisses ont la légitimité de la neutralité pour apporter des connaissances en Afrique

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Les Suisses ont la légitimité de la neutralité pour apporter des connaissances en Afrique

Le vent vert souffle jusque sur les éditions Favre. Cinquante-huit ans après son premier voyage au Sahara, Pierre-Marcel Favre manifeste sa fascination pour cette immense étendue déserte en créant une fondation qui se propose de promouvoir un reverdissement massif par des moyens respectueux de l’humain et de la nature. Il s’agit de contribuer à rendre cette région habitable, de promouvoir la paix, d’offrir des perspectives économiques aux déplacés climatiques et de stabiliser le climat.

Sabine Dormond

«Orléans»: critique d’un admirateur assumé

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«Orléans»: critique d’un admirateur assumé

Des polémiques à rallonge ont entouré la sortie du nouveau roman de l’écrivain français Yann Moix. Mais «Orléans» est un ouvrage qui mérite d’être traité sur le plan purement littéraire. Celui-ci s’impose comme œuvre à part entière, jouant, comme l’autorise son statut de roman, avec les indices du réel et les licences de la fiction. Pour autant, Moix le narrateur n’aurait sans doute pas dû se réclamer de son «moi» réel. Critique d’un admirateur assumé de l’artiste.

Jonas Follonier

La vie dans le désert plutôt que sur Mars

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La vie dans le désert plutôt que sur Mars

L’ingénieur suisse Jean-Edouard Buchter croit à la possibilité de rendre au Sahara sa figure d’avant la désertification, en partie du moins, moyennant un effort colossal. Il explique comment, dans son livre qui vient de paraître aux éditions Favre sous le titre «Reverdir le Sahara». Parce que, contrairement à Mars, le Sahara offre selon lui des conditions optimales à cette entreprise de revitalisation.

Sabine Dormond

Le poids du silence ou des réponses qui brûlent les doigts

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Le poids du silence ou des réponses qui brûlent les doigts

Dans «Les cahiers de feu» paru fin 2018 aux éditions Montsalvens, Sophie Meyer s’attaque au secret qui pèse sur un drame familial. C’est le récit autobiographique d’une femme qui décide, plus de trente ans après les faits, d’essayer de comprendre le suicide de son frère. Et de retrouver son journal intime. Sur la base d’une rumeur, la narratrice se convainc que le geste de son frère s’explique par une homosexualité non assumée. Cette piste l’éclaire surtout sur sa propre histoire, sur la manière dont elle a intégré les tabous et refoulé ses désirs sans véritablement prendre conscience de sa souffrance. Interview.

Sabine Dormond

Hôtel Europe

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Hôtel Europe

On le sait, il n’y a pas de hasard, il y a seulement des rencontres. La scène se passe lors du festival Lire à Lausanne le 31 août dernier. Nous sommes quelques auteurs de la rentrée littéraire assis côte à côte dans l’attente du chaland. Mes deux voisins évoquent leur livre. «De quoi parle votre roman? – L’histoire se passe au début du XXe siècle dans un hôtel au-dessus de Montreux. Et le vôtre? – Il se déroule durant la Seconde Guerre mondiale, aussi dans un hôtel au-dessus de Montreux. – Ce ne serait pas l’Hôtel Victoria, à Glion? – Mais oui!»

L’affaire Chaïm Rumkowski

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L’affaire Chaïm Rumkowski

Les éditions Noir sur Blanc lancent la collection «la bibliothèque de Dimitri», réédition du fonds, principalement de littérature d’Europe centrale et orientale et de Russie, du défunt fondateur de L’Âge d’Homme ; des titres épuisés, qui manquent au corpus de la littérature européenne. Des nouveautés sont ajoutées, dans «le respect de la vision de la littérature défendue par Vladimir Dimitrijevic», indique la maison d’édition. Parmi ces ouvrages, un roman du polonais Andrzej Bart, traduit pour la première fois en français : La Fabrique de papier tue-mouches.

Marie Céhère