Conseil fédéral

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Pascal Couchepin dénonce les abus de pouvoir du Conseil fédéral

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Pascal Couchepin dénonce les abus de pouvoir du Conseil fédéral

L’ex-conseiller fédéral valaisan n’a jamais eu la langue dans sa poche. Mais il est rare de voir un ex-membre du gouvernement tancer de la sorte celui d'aujourd'hui. Pour une bonne raison: il soulève l’actuel problème posé à la démocratie en Suisse, étonnamment peu évoqué par ailleurs. Le ponte valaisan ne comprend pas comment on a pu saborder l’accord-cadre avec l’UE sans débat parlementaire ni vote populaire. Il y voit peut-être… un effet Covid! Interview parue dans «Schweiz am Wochenende».

Jacques Pilet

Le Parlement au placard

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Le Parlement au placard

La Suisse vit un temps d’exception sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement gouverne au mépris du Parlement. Il n’est pas question ici de «l’urgence sanitaire». Trois décisions de toute autre nature viennent de tomber sans aucun débat aux Chambres. Prises selon le bon vouloir du Conseil fédéral. Trois actes de portée considérable sur la politique et la stratégie des prochaines années. Le sabordage des pourparlers avec l’Union européenne. L’achat d’un avion américain aux conséquences lourdes. Le mandat donné à des géants chinois et américains pour gérer les données de la Confédération.

Jacques Pilet

Panade helvétique

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Panade helvétique

On a pu croire que la Suisse était bien gouvernée. Par un Conseil fédéral, certes sans panache mais les pieds sur terre, raisonnable et surtout, mot-clé, pragmatique. On le croyait attentif au Parlement, aux verdicts du peuple. Le mythe s’effondre. Depuis des mois, le gouvernement mène la barque à sa guise grâce à la loi d’urgence qu’il nous est demandé d’applaudir le 13 juin. Et l’on découvre qu’en matière européenne, il navigue depuis des années sans rien en dire. Or soudain le débat a surgi. Devant sept Sages désemparés, dépassés. Panade historique.

Jacques Pilet

Les étonnantes associations d’Ignazio Cassis

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Les étonnantes associations d’Ignazio Cassis

Un train peut en cacher un autre, dit-on en France. Une association aussi. On a cru que Ignazio Cassis s’était inscrit à proTELL, le lobby des armes, pour une raison électorale et s’en est démis après son élection au Conseil fédéral. En fait le sujet lui tient à cœur depuis longtemps. Il est membre du comité d’une association tessinoise dont c’est le cheval de bataille: Liberta e Valori. On trouve dans cette boutique des propos qui laissent songeurs.

Jacques Pilet

Les zigzags opportunistes d’Ignazio Cassis

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Les zigzags opportunistes d’Ignazio Cassis

L’homme est de toutes les coteries. Durant la campagne pour la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter, les liens d’intérêt troubles du candidat Ignazio Cassis n’ont cessé de faire parler d’eux. Ce qui ne l’a pas empêché d’être élu au deuxième tour du scrutin par ses collègues de l’Assemblée fédérale le 20 septembre dernier. Début novembre, Ignazio Cassis entrera donc en fonction en sa qualité de conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères.

Grégoire Barbey

Il y a 125 ans, les conseillers fédéraux bi-nationaux ne gênaient personne

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Il y a 125 ans, les conseillers fédéraux bi-nationaux ne gênaient personne

L’UDC claironne qu’un double national ne doit pas être conseiller fédéral. Mais la question était moins sensible au XIXe siècle. Personne n’a reproché au Bâlois Emil Frey, conseiller fédéral radical de 1890 à 1895, d’avoir deux nationalités, suisse et américaine. Avant d’être élu au Conseil fédéral, il avait même servi comme officier dans les troupes nordistes lors de la guerre de Sécession. Quant à Ulrich Ochsenbein, l’un des pères fondateurs de la Suisse moderne, membre du premier gouvernement fédéral en 1848, il fut, après son éviction du Conseil fédéral, général dans les troupes de Napoléon III, lequel avait un passeport suisse.

Denis Masmejan