Analyse

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«L’argent n’est pas le nerf de la guerre»

PhilosophieArticle

«L’argent n’est pas le nerf de la guerre»

Ces derniers mois la conseillère fédérale Amherd a tenté à trois reprises d'étoffer les finances de l’armée à hauteur de 15, 18, puis 10 milliards de francs. A quoi bon? Contre l’opinion commune, il y a 500 ans déjà, Machiavel avait affirmé que l’argent n’est pas le nerf de la guerre. Non pas pour provoquer, mais pour souligner comment les pauvres gens se faisaient plumer par le biais d’une organisation de l’Etat qui servait l’intérêt des plus riches. Prenons-en de la graine.

Boas Erez

Une étape de plus vers l’isolement d’Israël

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Une étape de plus vers l’isolement d’Israël

Jean-Daniel Ruch, fort de son expérience diplomatique et de sa connaissance particulière du sujet, analyse le sens et la portée d’un «avis consultatif» de la Cour internationale de Justice (CIJ) rendu le 19 juillet, déclarant l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza illégale. Elle enjoint aussi tous les Etats à renoncer à toute assistance à Israël dans la colonisation de la Cisjordanie. Même si cet avis n’est pas contraignant juridiquement, il devrait servir de boussole guidant la politique de tous les pays prônant le respect du droit international comme clef de voûte de la gouvernance mondiale. C’est le cas de la Suisse.

Jean-Daniel Ruch

Pourquoi l’Occident veut la guerre

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Pourquoi l’Occident veut la guerre

Au nom des principes acquis et transmis depuis la victoire de 1945 contre le Mal, le monde occidental semble avoir perdu patience avec ses opposants internes ou externes. Le recours à la violence est désormais permis, peut-être même souhaitable. La tentative d'assassinat contre Donald Trump vient de jeter une lumière crue sur ces dérives.

David Laufer

GéopolitiqueArticle

Le sabordage de la neutralité sape la Genève internationale. Mais Genève se tait

En décidant de s'aligner sur les sanctions unilatérales américano-européennes contre la Russie en février 2022, alors qu'il avait toujours prétendu ne vouloir appliquer que des sanctions entérinées par les Nations Unies et ancrées dans le droit international, le Conseil fédéral a porté un rude coup à la neutralité et à la Genève internationale. Mais à Genève, personne n'a bronché. Voici pourquoi.

Guy Mettan

Avons-nous désappris à penser?

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Avons-nous désappris à penser?

Dans un essai paru il y a deux ans, le reporter indépendant et ancien correspondant de guerre Gianluca Grossi (un visage assez connu outre-Gothard pour avoir présenté le téléjournal) établit un parallèle éclairant entre notre manière de parler de la guerre en Ukraine et l’attitude qui a été la nôtre (et le discours adopté par des médias) pendant les deux années de pandémie de Covid. Il y brosse un tableau nécessaire parce que sincère (quoique pas toujours très flatteur) de la manière dont les médias et la société ont géré la crise. Dans l’espoir que certains écueils (notamment l’analyse exclusivement fondée sur une lecture clinico-médiale de la réalité) et réflexes sauront être évités à l’avenir.

Bon pour la tête

Mortelle, l’Europe? Oui, comme l’Union soviétique

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Mortelle, l’Europe? Oui, comme l’Union soviétique

Dans son discours de lancement de la campagne des élections européennes, le 25 avril dernier, Emmanuel Macron avait exprimé d'entrée de jeu sa crainte: «Notre Europe aujourd’hui est mortelle. Elle peut mourir et cela dépend uniquement de nos choix». De fait, l'UE, qui arrive à l'âge de l'URSS au jour de son décès, s'épuise à suivre le rythme que lui imposent les fédéralistes...

André Larané

L’IA de l’âne de Buridan

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L’IA de l’âne de Buridan

Face à ce qui est présenté comme l’inarrêtable avancée de l’intelligence artificielle (IA), l’attitude est souvent une sorte de panique. D’un côté nous craignons les changements annoncés, de l’autre nous sommes frustrés de ne pas bien comprendre ce qui se passe. Ce dilemme ne devrait pourtant pas nous bloquer. Comme celui devant lequel était placé l’âne de Buridan – hésitant entre un seau d’eau et un seau d’avoine posés à égale distance de lui – le dilemme a une solution simple: aller de l’avant.

Boas Erez

Que faire après le Bürgenflop?

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Que faire après le Bürgenflop?

Vingt-quatre heures à peine après que les tapis rouges eurent été remballés au Bürgenstock, le Secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg s'est précipité à Washington pour y appeler ses membres à faire payer la Chine pour son soutien à la Russie et leur réclamer encore davantage d'armes pour l'Ukraine. En matière d'engagement pour la paix, on a vu mieux. Même avec la meilleure volonté du monde, il est difficile de ne pas voir le «Sommet de la paix» organisé par la Suisse comme un Bürgenflop, selon l'expression popularisée par l'ancien ambassadeur Georges Martin.

Guy Mettan

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Que vient faire en Normandie Volodymyr Zelensky?

Il y a quatre-vingts ans, au tout début de juin 1944, les Alliés occidentaux se disposaient à débarquer sur les plages normandes afin de libérer la France. L’Allié soviétique, lui, se préparait à lancer sa fameuse «opération Bagration», offensive de grande ampleur contre le Heeresgruppe Mitte (groupe d’armées Centre) afin de libérer la Biélorussie et avancer en Pologne.

Bon pour la tête

Gare à la déesse Hybris et son compère Polemos!

GéopolitiqueArticleLibre

Gare à la déesse Hybris et son compère Polemos!

L’ex-diplomate Jean-Daniel Ruch qui fut envoyé spécial de la Suisse pour le Moyen Orient et ambassadeur en Serbie, en Israël et en Turquie, vient de publier «Crimes et Tremblements. D’une guerre froide à l’autre au service de la paix et de la justice» aux Editions Favre. Un parcours diplomatique riche en surprises et moments forts, dans la plus belle tradition suisse. Il livre ici ses réflexions à propos des humeurs belliqueuses qui se manifestent ces temps-ci.

Bon pour la tête

Israël-Palestine: la solution à deux Etats est-elle toujours possible?

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Israël-Palestine: la solution à deux Etats est-elle toujours possible?

Le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2334 qui condamne la colonisation du territoire palestinien occupé par Israël et réaffirme le soutien de la communauté internationale à la solution à deux Etats sur la base des frontières de 1967. Il s’agit de la dernière fois que l’organe de gouvernance le plus important du monde a consacré cette solution dans le droit international.

Bon pour la tête