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Qu’en pensent les personnes les plus vulnérables?
La réanimation ou la cigüe? Roland Jaccard a fait son choix.

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La réanimation ou la cigüe? Roland Jaccard a fait son choix.

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Il y a bel et bien une forme de jubilation à se sentir tenu, contraint, protégé par plus fort que soi. Il y a bel et bien de l'angoisse à se sentir libre de ses mouvements...

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Ce qu’il y a de bien avec les crises, c’est qu’elles révèlent le fond des individus et des pays. Celle du coronavirus a ainsi montré l’héroïsme quotidien des petites mains anonymes de la mondialisation, infirmières, caissières, chauffeurs-livreurs, paysans, agents de voirie, tandis qu’elle réduisait au silence les profiteurs et les pontifiants qui se réfugiaient dans leurs maisons de campagne pour fuir les miasmes des villes.
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Où la 100e chronique de JL K s’allongea quelque peu, comme hors du temps, pour consigner les premiers jours d’une quarantaine imposée…

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La situation est sérieuse. Ce qui est à faire pour y faire face est simple, et tout aussi sérieux. Il suffit d’appliquer les directives du Conseil fédéral et de rester le plus possible à la maison. Pourtant, un affolement général parcourt la Suisse. Dans les autres pays d’Europe aussi. Comment l’expliquer? La peur est naturelle à l’homme. Mais il semblerait bien que le coronavirus traduise quelque chose de plus profond encore: le retour de l’idée de mort dans nos sociétés – et le retour du tragique qui lui est lié, essentiel à la vie. Analyse.

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Dans la tempête émotionnelle ambiante, entre colères, peurs, affolements et appels frénétiques de toutes parts, pas facile de s’y retrouver. Les camps se durcissent. Les uns: «Faites-en plus, et plus pour nous protéger! » Les autres: «On se calme! On ne va pas arrêter de vivre!» Cela donne aussi à beaucoup l’envie de ne plus écouter les infos, de ne plus surfer sur le net affolé dans tous les sens. Mais il faut bien voir les choses en face, garder sa propre capacité de jugement, il est temps peut-être d’imaginer sur quoi pourrait déboucher la crise demain et au-delà. Pour le pire et pour le meilleur.

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Des pannes, des crises économiques, on en a connu de toutes sortes dans tous les systèmes. Elles survenaient devant des pouvoirs éberlués, pris de court. Cette fois, avec le Coronavirus, c’est différent: le trou d’air est décrété en toute connaissance de cause par les gouvernements eux-mêmes. Que dit de nous ce refus frénétique du risque?

Trois quarts des Etats-Uniens, dont la ministre de l’Education, pensent encore que Charles Darwin était un jean-foutre et que seule la Bible dit vrai. Seront-ils prêts, un jour, à croire la science? Dieu sait!
Quand un taoïste vaudois rencontre Cioran.

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Les rétrospectives des télés sont cauchemardesques. On n’en finit pas de faire le tour des tragédies qui engloutissent tout espoir pour ce monde foutu. Des raisons avérées ou annoncées de s’alarmer sur l’avenir de la planète et de l’homo pas si sapiens, il y en a un paquet. Peu de monde les nie. C’est noté. Mais à cette dose, le concentré devient toxique. Parce qu’il tue cette composante humaine - devenue ringarde? - la joie de vivre. Quelques peuplades ignares, probablement plus des trois quarts de l’humanité, en manifestent encore les signes. Et se fichent du tintamarre. Buvons à leur santé et à la nôtre au passage de la nouvelle décennie.