Jacques Pilet

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Jacques Pilet

Rédacteur senior · Fondateur de Bon pour la tête

Jacques Pilet est journaliste et créateur de journaux. Il a commencé sa carrière au Journal de Montreux dans les années 1960, avant de travailler à 24 Heures et à la Télévision suisse romande. Il a créé L’Hebdo en 1981 avec le groupe Ringier et en 1991, avec Edipresse, Le Nouveau Quotidien (devenu Le Temps après la fusion avec le Journal de Genève). Il a occupé diverses responsabilités à la direction de Ringier. Il a participé à la fondation de Bon pour la tête en 2017.

Le péril, c’est les autres

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Le péril, c’est les autres

Le virus célèbre n’a qu’à bien se tenir. S’il venait à disparaître ou à se calmer, combien se trouveraient dans l’embarras! Les prophètes de malheur, les jongleurs d’algorithmes qui annoncent deux, trois vagues nouvelles plus redoutables que la première tournée. Et aussi toutes les entreprises qui disent s’adapter au «monde d’après», qui imaginent toutes sortes de barrières pour assurer la distance entre les pauvres humains promis pour longtemps à la terreur. Comme si celle-ci allait se justifier ad vitam aeternam.

28 mai 2020 5 min de lecture

Les dégâts et les chances

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Les dégâts et les chances

Dans la tempête émotionnelle ambiante, entre colères, peurs, affolements et appels frénétiques de toutes parts, pas facile de s’y retrouver. Les camps se durcissent. Les uns: «Faites-en plus, et plus pour nous protéger! » Les autres: «On se calme! On ne va pas arrêter de vivre!» Cela donne aussi à beaucoup l’envie de ne plus écouter les infos, de ne plus surfer sur le net affolé dans tous les sens. Mais il faut bien voir les choses en face, garder sa propre capacité de jugement, il est temps peut-être d’imaginer sur quoi pourrait déboucher la crise demain et au-delà. Pour le pire et pour le meilleur.

16 mars 2020 4 min de lecture

Le refus du risque, signe de déclin

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Le refus du risque, signe de déclin

Des pannes, des crises économiques, on en a connu de toutes sortes dans tous les systèmes. Elles survenaient devant des pouvoirs éberlués, pris de court. Cette fois, avec le Coronavirus, c’est différent: le trou d’air est décrété en toute connaissance de cause par les gouvernements eux-mêmes. Que dit de nous ce refus frénétique du risque?

9 mars 2020 4 min de lecture

Mesdames et Messieurs les désespérés, lâchez-nous les basques!

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Mesdames et Messieurs les désespérés, lâchez-nous les basques!

Les rétrospectives des télés sont cauchemardesques. On n’en finit pas de faire le tour des tragédies qui engloutissent tout espoir pour ce monde foutu. Des raisons avérées ou annoncées de s’alarmer sur l’avenir de la planète et de l’homo pas si sapiens, il y en a un paquet. Peu de monde les nie. C’est noté. Mais à cette dose, le concentré devient toxique. Parce qu’il tue cette composante humaine - devenue ringarde? - la joie de vivre. Quelques peuplades ignares, probablement plus des trois quarts de l’humanité, en manifestent encore les signes. Et se fichent du tintamarre. Buvons à leur santé et à la nôtre au passage de la nouvelle décennie.

31 décembre 2019 3 min de lecture

Le goût de l’apocalypse

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Le goût de l’apocalypse

Les bilans de fin d’année que l’on lit ici et là ont tous à peu près le même goût. Partout des déceptions, des «affaires», des catastrophes, des menaces, des impasses. Les Européens – car il y a quelques milliards d’habitants qui n’ont pas le même penchant – se noient dans le pessimisme. L’instinct de vie et de combat contre l’adversité reviendra-t-il? C’est notre vœu pour l’an neuf.

1 janvier 2019 6 min de lecture