Les dessins de Micaël dépeignent les travers de la classe moyenne et c’est fort amusant. Ils peuvent être dégustés avec jubilation dans «Entrée, plat, dessert», qui paraît aux Cahiers dessinés, ainsi que lors d’une exposition à l’Espace Richterbuxtorf, à Lausanne.
Sommaire
L’humour n’a pas échappé au manichéisme qui aujourd’hui emporte toute réflexion sur son passage. Ce n’est pas vraiment un raz-de-marée, plutôt une molle flaque, une infiltration, mais le débit ne cesse d’augmenter, le niveau monte et on en a aujourd’hui jusqu’au menton.
Les humoristes prêchent et les spectateurs ânonnent à leur suite: «Ceci est bien, ceci est mal». Les petits bourgeois de gauche sont ravis: le mode d’emploi du monde est simple, il a été traduit dans toutes les langues civilisées, et selon leur doxa, ils sont du bon côté de la barrière, chez les gentils. Plus que jamais, la bonne pensée est à la portée de tout un chacun.
Ceux qui font de la résistance
Le dessin d’humour – ou de presse – lui aussi participe à cette manichéisation du monde, à la création de ce grand consensus mou, à cette connivence décérébrée.






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