Puritains, sportifs, crétins


Se basant sur le principe: «ce que l’on ne voit pas n’existe pas», les Payernois cachent leurs prostituées tandis qu’à Berne les politiciens agitent la hausse des coûts de la santé pour mieux occulter ce qui en est la cause. Heureusement, les retransmissions sportives de la RTS sont riches en enseignements philosophiques.
«A Payerne, les prostituées se font discrètes», titre le quotidien vaudois 24 heures du 28 juin. Qui rappelle la «longue saga» des puritains payernois contre la prostitution dans leur ville. Elle est aujourd’hui interdite «dans les bâtiments ou zones affectées à l’habitation, ainsi qu’aux abords des édifices scolaires et des lieux de culte». Bien sûr, cela n’empêche pas les prostituées de toujours proposer leurs services, ni leurs clients d’y accéder. C’est simplement plus discret. Et les puritains payernois sont satisfaits: ce qu’ils ne voient pas n’existe pas. Alors ils peuvent faire leurs petites affaires en toute bonne conscience. Ils peuvent aller au culte ou à la messe entendre parler de Marie-Madeleine sans risques de la croiser dans la rue. On se croirait dans une chanson de Jacques Brel.
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Entendu samedi sur RTS 2 ce commentaire à propos de la deuxième place du Suisse Stefan Küng lors de la première étape du Tour de France 2017: «Lorsqu’on est deuxième, c’est qu’on est pas loin de la première place». Préservés du spectacle de la prostitution, les écoliers payernois peuvent désormais s’initier en paix à la philosophie en suivant les retransmissions sportives.




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