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Pour bien commencer: Wallay

Stéphane Venanzi

Par Stéphane Venanzi · Publié le 16 août 2017 · 3 min de lecture

Pour bien commencer: Wallay
Berni Goldblat, réalisateur helvéto-burkinabé capte la relation qui se tisse entre la malicieuse Yéli (Mounira Kankolé), jeune femme à la grâce solaire, et Ady. - © bathysphere

Cest le prermier long-métrage de fiction de Berni Goldblat qui a été choisi pour ouvrir la douzième édition du festival Cinémas d'Afrique. Wallay est un excellent choix, car il s'agit d'une délicieuse comédie sentimentale, parfaitement servie par un casting irréprochable. Mais aussi d'une œuvre qui dépeint subtilement les rapports entre les êtres et leur environnement.

Sommaire

Wallay, c’est l’histoire d’un jeune de treize ans, Ady (Makan Nathan Diarra), orphelin de mère, dont le père, vraisemblablement dépassé, n’arrive plus à faire façon. En effet, Ady traîne dans les rues, fait des virées en scooter, sans casque ni a priori de permis, et, pour s’acheter des chaussures tombées d’un camion, soustrait de l’argent aux mandats que son paternel envoie régulièrement à la famille en Afrique. Un gamin, en somme, comme beaucoup d’autres à cet âge difficile. Cela n’a pas été votre cas? Alors vous avez loupé quelque chose…

Quoi qu’il en soit, afin d’être arraché à la petite délinquance vers laquelle il glisse progressivement, ce jeune glandeur effronté va être envoyé en vacances chez son oncle, au pays. Un séjour au bled qui, dans un premier temps et  assez naïvement, réjouit Ady: il en rêvait depuis longtemps, dans un désir plus ou moins conscient de renouer avec ses racines.

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